Israël en guerre - Jour 201

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Un commandant du Hamas qui volait des aides tué dans une frappe sur une structure de l’UNRWA à Rafah – Tsahal

Selon l'armée et le Shin Bet, Muhammad Abu Hasna exploitait une cellule de renseignement du Hamas ; il était aussi impliqué dans le pillage de l'assistance humanitaire, la distribuant aux terroristes

Un Palestinien à côté d'une flaque de sang dans un entrepôt de l'UNRWA à Rafah, dans le sud de Gaza, suite à une frappe israélienne, le 13 mars 2024. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)
Un Palestinien à côté d'une flaque de sang dans un entrepôt de l'UNRWA à Rafah, dans le sud de Gaza, suite à une frappe israélienne, le 13 mars 2024. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

L’armée israélienne a indiqué mercredi qu’une frappe menée contre un entrepôt de l’UNRWA avait été fructueuse, et que les militaires avaient réussi à tuer un commandant du Hamas.

Le Hamas a affirmé que cinq personnes avaient trouvé la mort dans cette attaque. L’UNRWA, de son côté, a noté qu’au moins un de ses employés avait perdu la vie.

L’armée a précisé que Muhammad Abu Hasna, commandant de l’armée opérationnelle du groupe terroriste, avait été éliminé dans cette frappe. Selon un communiqué conjoint qui a été émis par l’armée et par le Shin Bet, Hasna était impliqué dans le vol des aides humanitaires entrant au sein de l’enclave côtière, qu’il redistribuait aux membres du groupe terroriste.

Muhammad Abu Hasna était impliqué dans « l’intégration de l’activité étendue des différentes unités du Hamas, était en contact avec les agents du Hamas sur le terrain et les dirigeait », indiquent Tsahal et le Shin Bet dans une déclaration commune.

Le communiqué a indiqué qu’Abu Hasna était également chargé d’une cellule de crise des services de renseignement du Hamas qui recueillait des informations sur les mouvements de Tsahal dans la bande de Gaza.

Tsahal et le Shin Bet ont également accusé Hasna d’avoir participé à la saisie de l’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza et de l’avoir distribuée aux membres du Hamas.

L’élimination d’Abu Hasna « nuit considérablement au fonctionnement de diverses unités du Hamas à Rafah », a ajouté le communiqué.

Tsahal a publié des images de la frappe.

« Au moins un membre du personnel de l’UNRWA a été tué et 22 autres personnes ont été blessées quand les forces israéliennes ont pris pour cible un centre de distribution d’aides alimentaires dans un quartier situé à l’Est de Rafah », a pour sa part annoncé l’agence des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens.

Le responsable de l’agence, Philippe Lazzarini, a indiqué que « cette frappe menée contre l’un des rares centres de distribution de l’UNRWA survient alors que l’assistance humanitaire est presque épuisée, que la faim est partout et que, dans certains secteurs, elle se transforme en famine. »

Israël a accusé plus d’une dizaine d’employés de l’UNRWA d’appartenir au Hamas et d’avoir été directement impliqués dans le massacre du 7 octobre, disant que de nombreux autres salariés entretiennent également des liens avec le groupe terroriste. Suite à ces mises en cause, de nombreux pays ont gelé le financement qu’ils versaient à l’UNRWA pour soutenir ses activités.

Les États-Unis et plus d’une dizaine de pays ont ainsi suspendu les fonds qu’ils versent à l’UNRWA, au mois de janvier, après qu’Israël a accusé 12 des 13 000 personnels de l’enclave d’avoir activement pris part à l’attaque meurtrière commise dans le sud d’Israël, le 7 octobre – les terroristes du Hamas avaient assassiné environ 1200 personnes en Israël, des civils en majorité, et ils avaient kidnappé 253 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza.

Les Nations unies ont ouvert une enquête sur ces mises en cause – et l’UNRWA a d’ores et déjà licencié certains de ses salariés après avoir reçu des informations de la part d’Israël qui venaient étayer ces accusations. Depuis, ce sont 14 employés qui restent sur la sellette.

Les États-Unis – le premier pays donateur de l’agence, qui lui fournit ainsi entre 300 millions et 400 millions de dollars – disent vouloir prendre connaissance des conclusions de l’enquête, suivies de réajustements au sein de l’organisation, avant de recommencer à verser de l’argent.

Mercredi, le responsable des aides humanitaires au sein de l’ONU, Martin Griffiths, a déploré « la nouvelle dévastatrice » de la frappe contre la structure de l’UNRWA, disant sur les réseaux sociaux : « Comment allons-nous parvenir à continuer nos opérations d’aide alors que nos équipes et nos approvisionnements sont constamment menacés ? »

« Ils doivent être protégés », a-t-il ajouté. « Cette guerre doit s’arrêter ».

Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire-général des Nations Unies António Guterres, a dit aux journalistes que « l’armée israélienne a reçu les coordonnées… de cette structure ».

A Washington, le secrétaire d’État à la Défense, Antony Blinken, a indiqué lors d’un point-presse qu’il n’avait pas eu connaissance des détails de l’incident, ajoutant toutefois qu’Israël devait assurer la sécurité des travailleurs humanitaires malgré la situation qui est particulièrement difficile sur le terrain.

« Vous êtes dans une zone de guerre. Vous avez un groupe terroriste qui ouvre le feu depuis les hôpitaux, depuis les écoles, depuis les immeubles d’appartement mais l’armée israélienne, le gouvernement israélien ont la responsabilité et ils ont l’obligation de faire tout ce qui est possible pour garantir que les employés des organisations humanitaires pourront faire leur travail, » a asséné Blinken.

Blinken a indiqué que l’incident « démontre qu’il est impératif d’avoir de meilleurs mécanismes de déconfliction, des mécanismes plus uniformes, avec les travailleurs humanitaires ».

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