Un conférencier de Berkeley s’excuse après que l’université à jugé ses tweets antisémites
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« J'ai un problème avec le sionisme, et non avec le judaïsme ni les Juifs »

Un conférencier de Berkeley s’excuse après que l’université à jugé ses tweets antisémites

Hatem Bazian avait partagé des images d'un juif célébrant le meurtre et le viol des Palestiniens, et du chef d'état nord-coréen affublé d'une kippa demandant de l'argent aux États-Unis

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Prof. Hatem Bazian de l'University of California Berkeley  au congrès anti-Israël à l'University College Cork, en Irlande, du 21 mars au 2 avril 2017. (Crédit : autorisation)
Prof. Hatem Bazian de l'University of California Berkeley au congrès anti-Israël à l'University College Cork, en Irlande, du 21 mars au 2 avril 2017. (Crédit : autorisation)

Un maitre de conférences à l’Université de Californie, à Berkeley, a présenté ses excuses pour avoir partagé des images sur les réseaux sociaux, jugées antisémites et au-delà de toute critique acceptable par l’université.

L’université a condamné Hatem Bazian, du département des études de la diaspora asiatique et asiatique américaine après qu’il a retweeté deux images, selon le Jewish News of California la semaine dernière.

Bazian est le fondateur du groupe Students for Justice in Palestine.

Dans un communiqué, le porte-parole de l’université de Berkeley Dan Mogulof, a évoqué les Règles Fondamentales contre l’Intolérance de l’université de Californie.

« Bien que nous ne pensions pas que toute critique des politiques gouvernementales d’Israël soient nécessairement antisémites, les publications sur les réseaux sociaux concernées ont clairement dépassé les bornes, et nous sommes ravis de constater qu’elles ont été supprimées », a-t-il dit.

L’une des images retouchées représentait un homme ultra-orthodoxe classique, les bras levés en signe de célébration, avec, en légende, « je peux désormais tuer, violer, trafiquer des organes, et voler la terre des Palestiniens ».

Une autre image représentait le leader nord-coréen Kim Jong-Un, affublé d’une kippa, annoncé qu’il avait converti l’ensemble de la population coréenne au judaïsme.

« Donald Tlump (sic) : maintenant mes armes nucléaires sont légales et je peux annexer la Corée du Sud et vous devez me vers 34 milliards par an », peut-on lire.

Les images ont été publiées sur le compte Twitter de Rn Hughes en juillet, mais Bazian ne les a partagées que la semaine dernière.

Dans un email adressé au Jewish News of California, Bazian a reconnu avoir eu tort de partager ces images, et a déclaré qu’il sera plus vigilant à l’avenir quant à sa critique d’Israël, qu’il focalisera sur le pays, et non sur les Juifs.

« L’image du tweet et la caricature sur le judaïsme et la conversion était mauvaise et blessante, et ne reflètent en rien ma position passée, présente ou future », a-t-il écrit.

« À l’avenir, je m’assurerais de ne préciser que les retweets ne représentent pas un accord ou un soutien de ma part aux idées partagées, et que seules mes publications propres reflètent ma position sur les questions [abordées]. »

« En tant que Palestinien, j’ai un problème avec le sionisme, et non avec le judaïsme ni les Juifs », a souligné Bazian, natif de Naplouse, en Cisjordanie.

Tizkvah, un groupe d’étudiants pro-Israël à Berkeley a fustigé Bazian dans une publication Facebook, affirmant que l’enseignant avait « montré son vrai visage après avec retweeté une publication foncièrement antisémite ».

StandWithUs, un groupe de défense d’Israël international, a déclaré dans un communiqué que « Bazian répand la haine contre les Juifs sur les réseaux sociaux », et ont appelé à son limogeage, au nom d’un « lourd passé de promotion de la haine ».

En 2002, le Jewish News of California avait signalé que Bazian, alors étudiant, avait appelé la foule, durant un rassemblement, « à jeter un coup d’œil aux noms des bâtiments du campus, – Haas, Zellerbach – et à se faire une idée de [l’identité] de ceux qui contrôlent l’université ».

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