Un député iranien exhorte les États musulmans à rompre leurs liens avec Washington
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Un député iranien exhorte les États musulmans à rompre leurs liens avec Washington

Ali Motahhari dit qu’une action réciproque est nécessaire en réponse à la décision de Trump de reconnaître la capitale d'Israël

Ali Motahhari (Capture d'écran : YouTube)
Ali Motahhari (Capture d'écran : YouTube)

Un député iranien a appelé samedi les pays musulmans à rompre leurs relations diplomatiques avec les Etats-Unis à propos de la reconnaissance par le président Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël.

« Le moindre geste que les Etats musulmans peuvent faire est de convoquer les ambassadeurs américains pour des explications ; mais fondamentalement, ils feraient mieux de réagir et de couper les relations avec les Etats-Unis », a déclaré Ali Motahhari, vice-président du Parlement iranien, selon l’agence semi-officielle Fars News.

« On a besoin des musulmans pour engager des mesures réciproques, » a-t-il ajouté.

L’Iran n’entretient pas de relations diplomatiques avec les Etats-Unis et est profondément hostile aux Etats-Unis. Depuis la révolution islamique de 1979, l’opposition de l’Iran à Israël et son soutien aux Palestiniens ont été au centre de sa politique étrangère.

Il forme, arme et finance des groupes terroristes qui cherchent à éliminer Israël, et appelle systématiquement à la destruction d’Israël.

Les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques avec tous les États membres de l’ONU, à l’exception du Bhoutan, de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie.

La semaine dernière, le président iranien Hassan Rouhani a fustigé la décision des Etats-Unis et a discuté avec la Turquie au sujet de la promesse de Trump pour le déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, ce qui a suscité la colère dans le monde musulman et les manifestants ont manifesté dans un certain nombre de pays vendredi après les prières de midi.

Des milliers de Palestiniens ont organisé de violentes manifestations vendredi, et des centaines d’autres ont manifesté samedi.

Dans un discours prononcé mercredi à la Maison Blanche, Trump a défié les avertissements mondiaux et a insisté sur le fait que, après plusieurs échecs répétés, une nouvelle approche s’imposait depuis longtemps, décrivant sa décision de reconnaître Jérusalem comme le siège du gouvernement israélien.

Trump a souligné qu’il ne spécifiait pas les limites de la souveraineté israélienne dans la ville, et a appelé à ne pas changer le statu quo dans les lieux saints de la ville. Le président Recep Tayyip Erdogan a menacé de rompre les liens avec Israël.

M. Rouhani a également accepté de participer, le 13 décembre à un sommet spécial de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), principal organe panislamique, où Erdogan a appelé à discuter de la question.

L’AFP a contribué à cet article.

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