Un émeutier palestinien blessé lors des émeutes de mai succombe à ses blessures
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Un émeutier palestinien blessé lors des émeutes de mai succombe à ses blessures

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas a annoncé que Mohammed Abu Daqqa a reçu des tirs israéliens durant les émeutes du 14 mai

Un émeutier palestinien jette des pierres lors d'affrontements avec les forces israéliennes le long de la frontière avec la bande de Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 11 mai 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS).
Un émeutier palestinien jette des pierres lors d'affrontements avec les forces israéliennes le long de la frontière avec la bande de Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 11 mai 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS).

Un Palestinien blessé en mai dans la bande de Gaza par des tirs israéliens lors des émeutes le long de la barrière séparant Israël de l’enclave palestinienne a succombé mercredi à ses blessures, a indiqué le ministère de la Santé à Gaza.

« Mohammed Ghassan Abu Daqqa est décédé mercredi des suites de ses blessures causées par des balles des forces d’occupation israéliennes le 14 mai à l’est de la ville de Khan Younès », a annoncé dans un communiqué le ministère de la Santé à Gaza, territoire dirigé par le groupe terroriste du Hamas.
Le communiqué évoque un « jeune homme » mais n’a pas donné d’âge précis.

Au cours des deux mois du mouvement de masse de la « Marche du retour », 133 émeutiers palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Les responsables du Hamas et du Jihad islamique ont reconnu que des dizaines de leurs membres figuraient parmi les morts.

Israël affirme que ses troupes qu’elles étaient nécessaires pour défendre ses frontières et arrêter les infiltrations et les attaques terroristes. Les manifestations ont culminé le 14 mai, quand au moins 62 émeutiers palestiniens, dont 50 membres du Hamas, ont été tués alors qu’ils étaient 40 000 à s’approcher de la barrière frontalière. Ils protestaient contre le transfert ce jour-là de l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Les Palestiniens avaient lancé des grenades, des engins explosifs artisanaux et des pierres en direction des soldats, avaient brûlé des pneus et lancé des centaines de cerfs-volants et de ballons incendiaires sur le territoire israélien, déclenchant de nombreux feux.

Un Palestinien prépare un dispositif incendiaire attaché à un cerf-volant avant de tenter de le lancer à la clôture frontalière avec Israël, au sud de Jabalia, dans la bande de Gaza, le 4 mai 2018 (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

L’armée israélienne assure respecter les règles de l’engagement et ne tirer que lorsque des civils israéliens ou les infrastructures de l’armée sont en danger.

Parallèlement, Israël lutte contre d’importants feux de forêts déclenchés par les dispositifs aériens lestés de matériaux inflammables ou des tissus en feux, lancés par les Gazaouis dans le cadre de ces émeutes. Les feux ont détruit des centaines d’hectares de forêts, de champs, et considérablement nui à la faune et à la flore locale.

Mercredi matin, avant l’aube, des avions israéliens ont mené une série de raids contre des positions du Hamas dans Gaza en riposte à des tirs de roquettes et d’obus en direction d’Israël, et aux attaques incendiaires.

Une explosion à Gaza City après une frappe aérienne d’Israël, le 18 juin 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)

Cette flambée marque l’escalade militaire la plus importante entre les deux parties depuis le conflit de 2014.

S’exprimant lors d’une cérémonie militaire dans le sud d’Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti qu’Israël « intensifierait » ses opérations contre la bande de Gaza si « cela s’avérait nécessaire ».

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