Un ex ministre : Israël doit se séparer de Jérusalem-Est ou perdre la ville
Rechercher

Un ex ministre : Israël doit se séparer de Jérusalem-Est ou perdre la ville

Haim Ramon dit que si les 320 000 habitants palestiniens de la capitale devraient voter, le prochain maire serait "le petit-fils du Mufti"

Haim Ramon à la Knesset en 2010. (Crédit: Miriam Alster/Flash90)
Haim Ramon à la Knesset en 2010. (Crédit: Miriam Alster/Flash90)

L’ancien ministre et membre de la Knesset Haim Ramon a averti samedi d’une menace démographique palestinienne à Jérusalem, disant qu’Israël doit se séparer de la partie orientale de la ville si elle souhaite maintenir le contrôle de sa capitale.

Prenant la parole lors d’une manifestation culturelle en français dans le quartier HaGiva Hatsarfatit (la Colline Française) de Jérusalem, Ramon – qui était membre à la Knesset du parti travailliste et de Kadima pendant plus de 30 ans – a déclaré que Jérusalem pourrait bientôt se retrouver avec un maire palestinien si Israël n’abandonnait pas les quartiers est de la ville.

« 320 000 Palestiniens (de Jérusalem) ont des cartes de résidents permanents. S’ils décident de voter aux élections municipales, le prochain maire sera le petit-fils du Mufti », a-t-il dit, se référant à la plus haute autorité musulmane de la ville.

« Dans 10 ans, la Colline française sera la Colline palestinienne », a-t-il ajouté.

Notant que la plupart des attaques terroristes à Jérusalem au cours de ces derniers mois de violence étaient originaires de Jérusalem-Est, Ramon a déclaré que les quartiers arabes ne faisaient partie d’Israël que de nom.

Il a ajouté que l’annexion de Jérusalem-Est après la guerre des Six Jours en 1967 avait été une erreur, qui doit être rectifiée.

« L’erreur est humaine. Rester dans l’erreur est idiot », a-t-il dit.

En décembre, Ramon a annoncé la formation d’un nouveau mouvement, Sauvez la Jérusalem juive, qui selon lui est destiné à empêcher Israël de devenir un Etat binational.

Une vague d’attaques terroristes palestiniennes qui a commencé à l’automne de l’année dernière a coûté la vie à 29 Israéliens et à quatre ressortissants étrangers. Environ 200 Palestiniens ont également été tués, les deux tiers d’entre eux en attaquant des Israéliens et le reste lors d’affrontements avec des troupes, selon l’armée israélienne.

Un pourcentage élevé de ces attaques ont Jérusalem-Est pour origine, où les résidents jouissent de certains droits israéliens en tant que résidents permanents, bien qu’ils ne soient pas entièrement citoyens.

Une cause majeure de tensions entre les résidents juifs et arabes de la capitale est la présumée menace israélienne au mont du Temple, le site le plus sacré pour les juifs et le troisième lieu le plus saint pour les musulmans. Les Palestiniens craignent qu’Israël ne cherche à changer les règles qu’il a institué après 1967, qui permettent aux Juifs de visiter le site mais non d’y prier.

Israël a nié à plusieurs reprises toute intention de le faire, mais des juifs d’extrême droite ont cherché à accroître l’influence juive sur le site.

Israël a renforcé la sécurité à Jérusalem-Est et le long de la limite entre les quartiers juifs et arabes pour contrer les menaces sécuritaires.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...