Un fort taux de Palestiniennes à la tête de start-ups, selon la Banque mondiale
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Un fort taux de Palestiniennes à la tête de start-ups, selon la Banque mondiale

Les femmes ont créé 23 % des nouvelles entreprises en Cisjordanie et à Gaza, contre 12 % à New York

Une étudiante arabe marche devant des murs colorés dans les couloirs du campus de l'Université hébraïque de Jérusalem en 2009. (Miriam Alster / FLASH90)
Une étudiante arabe marche devant des murs colorés dans les couloirs du campus de l'Université hébraïque de Jérusalem en 2009. (Miriam Alster / FLASH90)

Les femmes palestiniennes représentent un taux relativement fort parmi les dirigeants de start-ups technologiques en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a noté un rapport de la Banque mondiale mercredi.

23 % des entreprises technologiques fondées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ont été créées par des femmes, selon ce rapport.

A titre comparatif, 19 %, 12 % et 10 % des fondateurs de start-ups sont des femmes à Beyrouth, New-York et au Caire respectivement, a précisé le rapport.

Toutefois, le rapport a noté que les fondatrices palestiniennes de start-ups manquaient d’expérience managériale. Selon les chiffres, seulement 5 % de ces créatrices d’entreprise ont travaillé comme manager avant de prendre la tête d’une société.

Concernant les fondateurs de start-ups, le rapport établit que moins de 25 % d’entre eux avaient une expérience de manager avant de devenir entrepreneurs.

De plus, le document spécifie que les start-ups ayant un créateur qui a, dans le passé, eu une expérience de management ont 1,45 fois plus de chances de recevoir un financement que les autres.

Le rapport a également noté que la Cisjordanie et la bande de Gaza ouvrent en moyenne 19 nouvelles start-ups technologiques par an.

Il a aussi montré qu’un grand nombre des procédures de création d’une entreprise technologique peuvent être effectuées plus rapidement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza que dans d’autres lieux aux écosystèmes de start-ups similaires.

Par exemple, l’obtention d’un crédit en Cisjordanie et dans la bande de Gaza est deux fois plus rapide qu’à Beyrouth et six fois plus rapide qu’à Dar es Salaam, en Tanzanie.

Le rapport a également noté qu’il existe 20 programmes accélérateurs en Cisjordanie et à Gaza, dont un grand nombre a obtenu un soutien international, comme c’est le cas de Gaza Sky Geeks à Gaza City.

Les programmes accélérateurs aident les start-ups en phase initiale à se développer et leur fournissent souvent de petits montants de capital initial.

Le rapport s’est intéressé aux investissements réalisés dans les start-ups palestiniennes. Il a indiqué avoir compté 51 investisseurs en Cisjordanie et à Gaza, dont environ 75 % sont des investisseurs providentiels et 25 % sont des firmes de capital-risque.

L’une de ces dernières est Sadara Ventures, qui a été fondée conjointement par l’Israélien Yadin Kaufman et le palestinien Saed Nashef.

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