Un groupe de sénateurs bipartisan appelle Biden à rester ferme contre l’Iran
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Un groupe de sénateurs bipartisan appelle Biden à rester ferme contre l’Iran

Les sénateurs exhortent le président à utiliser “tout son pouvoir” pour obliger Téhéran à un accord limitant son programme nucléaire et ses tentatives de déstabilisation

Le sénateur Robert Menendez, D-N.J., interroge le sous-secrétaire aux Affaires politiques du Département d'État, Thomas Shannon, Jr., lors d'une audience à la Commission des relations extérieures du Sénat sur Capitol Hill à Washington le 5 avril 2016. (Crédit : AP / Andrew Harnik)
Le sénateur Robert Menendez, D-N.J., interroge le sous-secrétaire aux Affaires politiques du Département d'État, Thomas Shannon, Jr., lors d'une audience à la Commission des relations extérieures du Sénat sur Capitol Hill à Washington le 5 avril 2016. (Crédit : AP / Andrew Harnik)

WASHINGTON (JTA) – Un groupe bipartisan de sénateurs américains a appelé jeudi le président Joe Biden à rechercher un accord de grande envergure avec l’Iran, qui limiterait son programme de missiles, ses activités de déstabilisation régionale et son programme d’armes nucléaires.

« Pour l’avenir, nous sommes fermement convaincus que vous devez utiliser toute la force de nos appareils diplomatiques et économiques, de concert avec nos alliés au Conseil de sécurité des Nations unies et dans la région, pour parvenir à un accord qui empêchera l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et limitera considérablement son entreprise de déstabilisation de tout le Moyen-Orient et son programme de missiles balistiques », indique la lettre envoyée à Biden par le groupe de sénateurs, dirigé par Robert Menendez, un Démocrate du New Jersey, et Lindsey Graham, Républicain de Caroline du Sud.

Menendez est le président de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères et Graham en est le membre le plus important.

Biden a déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaitait réintégrer l’accord de 2015, qui allégeait les sanctions en échange de restrictions sur le programme nucléaire iranien. La Maison-Blanche a déclaré que l’Iran devait d’abord revenir au respect des conditions de l’accord, tandis que Téhéran exige un allégement des sanctions, mettant les deux parties dans une impasse.

Le sénateur Lindsey Graham, Républicain de Caroline du Sud, prend la parole lors d’une audience de la Commission judiciaire du Sénat au Capitole à Washington, le 10 novembre 2020. (Crédit : Susan Walsh / AP)

L’ancien président Donald Trump s’est retiré de l’accord en 2018 et a réimposé des sanctions à l’Iran, qui a bafoué l’accord sur les limites d’enrichissement d’uranium et d’autres mesures. Un certain nombre d’autres puissances mondiales restent attachées à cet accord.

Biden veut négocier des conditions plus fermes pour un accord avec l’Iran, notamment en limitant sa production de missiles et ses activités de déstabilisation de la région.

Les Républicains s’opposent à ce que les États-Unis réintègrent l’accord, et la lettre de jeudi, signée par 43 sénateurs, ne précisait pas si l’accord de 2015 devait être réactivé de quelque manière que ce soit ou abandonné pour un nouvel accord.

Leur lettre souligne que les différences entre les parties se creusent en ce qui concerne la politique iranienne – seuls 14 des signataires sont Démocrates. L’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), un important groupe de lobbying pro-israélien, a soutenu la lettre.

Cette lettre appelle également Biden à consulter ses alliés, notamment Israël, pour examiner la politique iranienne, ce que la Maison-Blanche a déclaré qu’elle ferait.

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