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Un habitant de Tira aurait espionné gratuitement pour le compte de l’Iran – parquet

Ahmad Daas, 27 ans, aurait refusé d’être rémunéré en raison de son engagement idéologique à aider le régime iranien contre Israël

Illustration : Une personne menottée. (Crédit : YakobchukOlena/iStock, par Getty Images)
Illustration : Une personne menottée. (Crédit : YakobchukOlena/iStock, par Getty Images)

Jeudi, le parquet a inculpé un chauffeur routier arabe israélien de 27 ans pour espionnage au profit de l’Iran, après son arrestation pour avoir entretenu des contacts avec un agent étranger en temps de guerre.

Ahmad Daas, un habitant de Tira, est accusé d’avoir recueilli des renseignements pour un agent qu’il a rencontré en ligne et d’avoir pris des photos et des vidéos de sites lors de ses trajets à travers Israël.

Bon nombre des sites qu’il aurait photographiés se trouvent à Ashdod et comprennent le port de la ville, la centrale électrique d’Eshkol et des installations appartenant à Israel Aerospace Industries (IAI).

Les procureurs affirment que Daas s’est vu proposer une rémunération pour ces activités, mais qu’il a refusé l’argent en raison de son engagement idéologique à aider la République islamique d’Iran pendant sa guerre contre Israël.

Il a comparu jeudi devant le tribunal de Lod pour avoir été en contact avec un agent étranger et avoir fourni des renseignements à l’ennemi.

Les procureurs ont demandé qu’il soit maintenu en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.

Illustration : Des gardiens de prison à l’œuvre dans une aile spéciale de la prison de Damon, créée pour accueillir les Israéliens accusés d’espionnage pour le compte de l’Iran, dans la ville druze de Daliyat al-Karmel, au nord d’Israël, le 1ᵉʳ juillet 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Au cours des trois dernières années, la police a arrêté plus de 50 espions présumés au service de l’Iran dans le cadre d’environ 38 affaires rendues publiques.

La plupart des recrues, mais pas toutes, auraient rejeté les suggestions des agents visant à les pousser à assassiner des personnalités publiques israéliennes.

Parmi les exceptions à la règle, on compte un jeune homme originaire de Haïfa et trois autres personnes soupçonnées d’avoir fabriqué des explosifs pour nuire à une personnalité de haut rang, largement identifiée comme étant l’ancien Premier ministre Naftali Bennett ; deux jeunes Juifs originaires de Tibériade, arrêtés alors qu’ils se préparaient prétendument à s’envoler pour l’Iran afin d’y suivre une formation ; et sept jeunes originaires de Beit Safafa, un quartier arabe de Jérusalem-Est, qui auraient planifié l’assassinat d’un éminent scientifique et du maire d’une grande ville.

Le nombre croissant d’agents iraniens a même poussé Israël à ouvrir une nouvelle aile de la prison de Damon, à Haïfa, pour les personnes inculpées de tels chefs d’accusation. À ce jour, un seul espion présumé a été condamné, la plupart des affaires étant encore en cours de traitement par la justice.

La semaine dernière, l’armée israélienne et l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet avaient indiqué que trois soldats et un civil devaient être inculpés pour espionnage au profit de la République islamique d’Iran après avoir entretenu pendant plusieurs années des contacts avec des agents liés à Téhéran.

Les soldats, qui étaient en formation dans une école technique de l’armée de l’air israélienne, sont accusés d’avoir photographié des installations militaires à la demande de leur contact iranien. Les suspects auraient également documenté des sites publics tels que des gares, des centres commerciaux et des caméras de sécurité.

Cette affaire d’espionnage présumé s’ajoute à une longue série de scandales similaires dans lesquels des Israéliens ordinaires ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir accompli des missions, généralement de collecte de renseignements et de vandalisme, à la demande d’agents liés au régime iranien rencontrés en ligne.

Les agents iraniens confient généralement à leurs recrues des tâches relativement banales au départ, telles que des actes de vandalisme ou la prise de vue de lieux publics, qui dégénèrent ensuite en infractions plus graves, parfois même violentes.

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