Un haut responsable du Fatah à un policier israélien : « Ferme-la, va en enfer »
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Un haut responsable du Fatah à un policier israélien : « Ferme-la, va en enfer »

Lors d'une dispute avec des agents de la police des frontières à Hébron, Jibril Rajoub qualifie aussi une policière d'"effrontée"

Khaled Abu Toameh est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Le haut responsable du Fatah, Jibril Rajoub (à gauche) hurle sur une femme de la police des frontières lors d'une altercation dans la ville d'Hébron en Cisjordanie le 14 février 2018. (Capture d'écran: YouTube)
Le haut responsable du Fatah, Jibril Rajoub (à gauche) hurle sur une femme de la police des frontières lors d'une altercation dans la ville d'Hébron en Cisjordanie le 14 février 2018. (Capture d'écran: YouTube)

Le haut responsable du Fatah, Jibril Rajoub, a été impliqué mercredi dans une altercation avec les forces de la Police des frontières israélienne dans la Vieille Ville de Hébron, au cours de laquelle il a crié sur les troupes qui ont brièvement arrêté un membre de son groupe.

Rajoub accompagnait le ministre omanais des Affaires étrangères Yussef bin Alawi en visite dans la ville.

L’affrontement, qui a été filmé, a commencé lorsqu’un agent de la police des frontières a « intercepté » un Palestinien accompagnant Rajoub et le ministre omanais, ont déclaré des témoins. On n’a pas tout de suite compris pourquoi l’homme avait été arrêté.

Pendant l’altercation, Rajoub a crié à un officier : « Ferme-la, va en enfer ! »

Rajoub a aussi traité une officière d’ « effrontée ».

On l’a aussi entendu dire dans une vidéo qu’un autre soldat de la police des frontières était « fou ».

Rajoub, membre du Comité Central du Fatah et président de la Fédération Palestinienne de Football, a lancé ses injures en hébreu – une langue qu’il parle couramment après avoir passé 17 années en prison israélienne pour des délits liés à la sécurité dans les années 70 et 80.

Après cette brève altercation, Rajoub et l’invité omanais ont poursuivi leur tournée dans la ville.

Un porte-parole de la police des frontières a accusé Rajoub d’avoir tenté de provoquer les soldats.

« La visite de la délégation s’est déroulée tranquillement exceptée l’attitude provocatrice de Rajoub et ses propos injurieux envers la soldate devant les caméras. Les soldats ne se sont pas laissés entraîner à la provocation de Rajoub », lit-on dans une déclaration.

Mercredi, le ministre des Affaires étrangères omanais a entamé une visite de trois jours à l’Autorité palestinienne.

Lors d’une rencontre avec les responsables palestiniens Saeb Erekat et Mohammed Shtayyeh à Ramallah, le ministre omanais a déclaré que la création d’un état palestinien mettrait fin à la violence dans la région.

Alawi a critiqué la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump en décembre, affirmant qu’elle créait un « climat inapproprié » et empêchait les progrès du processus de paix.

Le ministre des Affaires étrangères omanais Yussef bin Alawi arrive pour assister à la 136ème réunion ordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le 15 septembre 2015, dans la capitale saoudienne Riyad. (AFP Photo/Fayez Nureldine)

Il a déclaré que l’Autorité palestinienne ne serait pas « obligée de s’engager dans quelque chose qui n’inclurait pas les droits des musulmans avant ceux des Palestiniens », selon l’agence de presse officielle de l’AP.

Le ministre omanais doit rencontrer le président de l’AP, Mahmoud Abbas, jeudi.

Selon l’agence de presse officielle du Sultanat d’Oman, les deux hommes discuteront des moyens de « contrer » la décision de Trump concernant Jérusalem.

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