Un Hollandais propose 10 000 euros pour tuer une voisine juive
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Un Hollandais propose 10 000 euros pour tuer une voisine juive

« Je n'ai qu'un désir dans ma vie : détruire ce nid de démons », a écrit cet homme sur Facebook

Photo d'Amsterdam, en Hollande le 19 décembre 2011 (Crédit : Nati Shohat / Flash90)
Photo d'Amsterdam, en Hollande le 19 décembre 2011 (Crédit : Nati Shohat / Flash90)

AMSTERDAM – Un Néerlandais a proposé dans un post Facebook de payer 10 000 euros à n’importe quelle personne qui serait prête à tuer son voisin juif.

L’homme a posté ce message récemment ainsi que des déclarations antisémites.

Ces messages seraient en lien avec sa querelle, qui dure depuis plusieurs années avec sa voisine, Gabriela Hirschberg, et son partenaire, a indiqué le quotidien De Telegraaf. Cependant, l’article n’a pas précisé l’identité de l’homme.

« Je n’ai qu’un seul désir dans ma vie : détruire ce nid de démons », a-t-il écrit en référence à l’appartement de Hirschberg.

En nommant ses voisins, a-t-il ajouté, « Chaque tête a une valeur de 10 000 euros pour moi ».

De Telegraaf n’a pas non plus cité les déclarations antisémites, qui selon le journal, ont été jointes au message.

Le voisin a également écrit : « N’importe qui peut m’accompagner tant que j’ai le plaisir de les battre ». Des utilisateurs de Facebook lui ont proposé de venir l’aider à trouver « une solution finale » au problème – rhétorique qui fait écho à la rhétorique nazie utilisée sur les Juifs pendant l’Holocauste.

Les deux voisins sont en conflit depuis 2009, lorsque Hirschberg a porté plainte à la police à propos de son voisin pour bruit excessif, a indiqué De Telegraaf. Les deux parties au conflit ont depuis déposé plusieurs plaintes l’une contre l’autre, y compris pour destruction de biens.

Hirschberg a déclaré au journal qu’elle dort parfois loin de son appartement car elle a peur de ses voisins, en ajoutant que le conflit lui a coûté son unique emploi et lui a causé tellement de stress que cela a entraîné des complications médicales. Elle a ajouté qu’elle « retourne la situation » et qu’il la soupçonne d’avoir piraté le compte e-mail de sa famille.

Un détective de la police enquête sur le message Facebook, a assuré un porte-parole de la police au Telegraaf.

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