Un homme poignardé à mort dans un village du nord, apparemment par son oncle
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Un homme poignardé à mort dans un village du nord, apparemment par son oncle

La police affirme qu'un proche de la victime a été arrêté en lien avec le meurtre à Kafr Kanna

Kafr Kanna, dans la région de Galilée, le 28 mars 2011. (Nati Shohat/Flash90)
Kafr Kanna, dans la région de Galilée, le 28 mars 2011. (Nati Shohat/Flash90)

Samedi, un homme été poignardé à mort dans le village de Kafr Kanna, dans le nord du pays, apparemment par son oncle.

La police a déclaré dans un communiqué que l’homme de 34 ans a été transporté à l’hôpital Holy Family de Nazareth dans un état critique, blessé par des coups de couteau.

L’hôpital a par la suite prononcé son décès. L’homme a été identifié par la Treizième chaîne comme étant Gazi Abbas.

La police a déclaré qu’un homme de 43 ans, parent d’Abbas, avait été arrêté en lien avec le décès. Selon la Treizième chaîne, le suspect était l’oncle d’Abbas.

Des Arabes israéliens manifestent contre la violence, le crime organisé et les récents assassinats dans leurs communautés, à Majd al-Krum, le 3 octobre 2019. (David Cohen/Flash90)

Cette mort reflète ce que les parlementaires arabes et les organisations de la société civile appellent un fléau mortel de violence dans leur communauté. De nombreux Arabes israéliens dénoncent l’anarchie qui règne dans leurs villes, où les armes à feu et le crime organisé prolifèrent.

Selon un décompte effectué par l’association à but non lucratif Initiatives d’Abraham, 58 meurtres ont été commis dans les communautés arabes israéliennes depuis le début de 2020 jusqu’à ce jour.

Cette année semble encore plus sanglante que 2019 – jusqu’à présent, de loin l’année la plus violente jamais enregistrée. En ce jour en 2019, 55 meurtres avaient eu lieu depuis le début de l’année.

Les armes à feu sont responsables de la grande majorité des décès parmi les Israéliens arabes cette année – 45 sur 58. Les armes à feu illégales, pour la plupart volées dans les réserves de l’armée israélienne, sont très répandues dans la société arabe.

Les députés et les organisations de la société civile arabes affirment que la police n’entre pas dans leurs communautés pour confisquer les armes, et ont proposé des sanctions sévères pour la possession illégale d’une arme.

Le meurtre d’Abbas est survenu deux jours après qu’une femme de 30 ans a été tuée jeudi dans la ville de Rahat, dans le sud du pays, apparemment devant sa jeune fille.

Hanin al-Abeed avait auparavant subi des violences domestiques de la part de membres de sa famille, selon des documents juridiques obtenus par le Times of Israël.

Al-Abeed a été forcée d’épouser un mari abusif à l’âge de 16 ans. Son mari, son oncle et son père avaient menacé de la tuer, et son frère a été arrêté après avoir tenté de la poignarder en 2010.

La police a ouvert une enquête, mais aucune arrestation n’a été effectuée et aucun motif présumé n’a été annoncé.

En 2020, jusqu’à présent, treize femmes ont été assassinées en Israël par un homme de leur connaissance, soit le même chiffre que pour l’ensemble de l’année 2019.

En 2018, 25 femmes ont été assassinées lors de ces incidents, le nombre le plus élevé depuis des années, ce qui a suscité une série de manifestations et d’appels de secours aux autorités pour qu’elles prennent des mesures contre l’incidence croissante de la violence à l’égard des femmes en Israël.

Nombre de ces femmes, craignant pour leur sécurité, avaient déjà porté plainte auprès de la police avant d’être tuées.

Aaron Boxerman a contribué à cet article.

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