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Un homme soupçonné de s’être fait passer pour un policier arrêté

Un résident de Tel Aviv est soupçonné d'avoir utilisé un dispositif qui lui a permis d'usurper le numéro d'un agent de police pour téléphoner à Itamar Ben Gvir et d'autres

Le député d'extrême droite Itamar Ben Gvir sur le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem lors des célébrations de Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Le député d'extrême droite Itamar Ben Gvir sur le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem lors des célébrations de Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

La police a annoncé, mercredi, avoir arrêté un résident de Tel Aviv de 31 ans qui est soupçonné de s’être fait passer pour un agent de police et d’avoir menacé des citoyens, et notamment le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

L’homme aurait passé de nombreux appels téléphoniques en utilisant un dispositif permettant d’usurper le numéro de téléphone d’un policier du nord du pays. Il se serait présenté sous le nom de l’agent en question dans certaines conversations.

Le cyber-département du district du nord de la police est parvenu à localiser le dispositif utilisé pour passer les appels téléphoniques et il est remonté jusqu’au suspect, dont le nom n’a pas été rendu public.

Une fois l’homme localisé, la police a procédé à son arrestation dans la matinée de mardi. il a été présenté devant les juges de la ville de Tibériade, dans le nord du pays, mercredi, et sa mise en détention a été prolongée jusqu’à dimanche.

Dans l’enregistrement d’un appel téléphonique qui a été diffusé mardi, Ben Gvir est menacé de mort. Ce n’est pas la première fois que ce député extrémiste est victime de telles menaces similaires et une tentative d’assassinat du Hamas le visant personnellement a été déjouée le mois dernier.

« J’arrive… J’ai préparé un chargeur de 16 balles. Je vais m’occuper de toi, de ta femme et de tes enfants », dit une voix masculine dans l’enregistrement, s’adressant à Ben Gvir.

« Tu vas voir de près mon arme, tu vas voir de près mon chargeur », ajoute la voix. « Tu as fait trop de mal à notre nation et c’est fini pour toi ».

Au cours de l’appel, Ben Gvir dit à son interlocuteur : « Qu’est-ce que tu vas me faire ? ». Il demande aussi à l’homme son nom et son lieu de résidence.

L’individu, au bout du fil, se présente sous le nom d’Ismi Abbed, un policier du nord d’Israël. Les forces de l’ordre ont noté qu’au moment de l’appel téléphonique, Abbed n’était pas encore entré dans la police.

Le chef du Parti sioniste religieux Bezalel Smotrich, (à gauche), et Itamar Ben Gvir du parti d’extrême droite Otzma Yehudit lors d’une tournée électorale au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 19 mars 2021, quatre jours avant les élections générales. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après la révélation de l’appel, Ben Gvir a affirmé pendant une séance plénière de la Knesset qu’il était victime des incitations à la haine des responsables du gouvernement.

« Naftali Bennett dit que moi et mes collègues sommes des ‘poisons' », a déclaré Ben Gvir, se référant à une lettre ouverte publiée par le Premier ministre, la semaine dernière, qui appelait les Israéliens à continuer à soutenir son gouvernement en crise.

Dans la lettre, Bennett dénonçait une « machine à poison meurtrière » – incarnée, selon lui, par des députés de l’opposition et notamment par l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, Ben Gvir, Ayman Odeh et Bezalel Smotrich.

« Je vous le dis – cessez les incitations, les mots peuvent tuer », a ajouté Ben Gvir.

Ben Gvir, qui dirige la faction Otzma Yehudit d’extrême-droite au sein du parti d’opposition Sionisme religieux, avait reçu des menaces similaires après l’interdiction qui lui avait été faite de prendre la tête d’une marche nationaliste qui avait traversé Jérusalem au mois d’avril.

Et le mois dernier, le Shin Bet a annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat de Ben Gvir de la part du Hamas, entre autres activités terroristes.

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