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Menaces de mort contre un député d’extrême droite : « Mon arme est prête »

"Je vais m’occuper de vous, de votre femme et de vos enfants", a dit à Itamar Ben Gvir un homme se présentant comme un policier. La police nie toute implication et ouvre l'enquête

Itamar Ben-Gvir, au centre, est sorti par des gardiens de sécurité de la Knesset pendant une discussion et pendant un vote sur les frères et sœurs des victimes décédées du terrorisme à la Knesset de Jérusalem, le 1er juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Itamar Ben-Gvir, au centre, est sorti par des gardiens de sécurité de la Knesset pendant une discussion et pendant un vote sur les frères et sœurs des victimes décédées du terrorisme à la Knesset de Jérusalem, le 1er juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le député d’extrême droite Itamar Ben Gvir aurait été menacé de mort, selon un enregistrement rendu public mardi. Cette affaire fait suite à de nombreuses autres menaces de mort et à une tentative d’assassinat, soutenue par le Hamas, récemment déjouée.

« Je suis en route… J’ai préparé un chargeur de 16 balles. Je vais m’occuper de vous, de votre femme et de vos enfants », entend-on une voix d’homme dire à Ben Gvir, dans un appel téléphonique enregistré et rendu public par le site d’information Ynet.

« Vous verrez mon arme de près, ma cartouche de près », poursuit l’appelant.
« Vous avez déjà fait trop de tort à notre pays, vos jours sont comptés. »

Pendant la conversation, on entend Ben Gvir demander à l’appelant : « Qu’allez-vous me faire ? » Il lui a également demandé son nom et où il vivait.

L’homme s’est présenté comme un policier nommé Ismi Abbed, originaire du nord d’Israël. Selon la police, cet individu ne ferait pas partie de ses effectifs.

La police a ouvert une enquête et déclaré « faire en sorte d’identifier la personne à l’origine des menaces, de manière à la traduire en justice ».

Après l’appel lundi, Ben Gvir a indiqué, lors d’une session plénière de la Knesset, être victime des incitations à la violence permises par le gouvernement.

« Naftali Bennett nous a traités, moi et mes collègues, de ‘poison’ », a déclaré Ben Gvir, évoquant une récente lettre ouverte, publiée la semaine passée par le Premier ministre, appelant l’opinion publique à renouveler son soutien au gouvernement en difficulté.

Dans la lettre, Bennett dénonçait ce qu’il qualifie de « machine à distiller le poison », constituée par certains députés de l’opposition, tels que l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, Ben Gvir, Ayman Odeh et Bezalel Smotrich.

Le député Itamar Ben Gvir marche à la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem pendant les célébrations de Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« Je vous le dis – assez d’incitations à la violence, les mots tuent », a ajouté Ben Gvir.

Ben Gvir, qui dirige la faction d’extrême droite Otzma Yehudit, du parti d’opposition Sionisme religieux, avait déjà reçu une menace similaire après avoir été empêché de prendre la tête d’une marche nationaliste dans la Vieille Ville de Jérusalem, en avril dernier.

Le mois dernier, le Shin Bet a annoncé avoir déjoué une tentative d’assassinat le concernant, manifestement soutenue par le Hamas.

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