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Un institut agricole a stocké des barils de déchets radioactifs pendant des années

Le ministère de la Protection environnementale a déclaré que les déchets, enlevés de l'institut de recherche agricole de Rishon Lezion, n'ont posé aucun risque

Photo d'illustration : Des barils radioactifs. (Crédit : vchal, iStock at Getty Images)
Photo d'illustration : Des barils radioactifs. (Crédit : vchal, iStock at Getty Images)

L’organisation de recherche agricole d’État, le centre Volcani, a stocké environ 25 barils de déchets radioactifs pendant des années dans son complexe de Rishon Lezion, dans le centre d’Israël, selon un reportage du journaliste d’investigation Uri Blau, qui a été publié dans le journal Yedioth Ahronoth.

Les déchets, amassés pendant 10 ou 15 ans, ont été découverts à l’issue d’un audit du ministère de la Protection environnementale qui avait eu lieu au mois de mai suite à une réactualisation des règles sur le traitement des déchets dangereux.

Le ministère avait alors ordonné au centre d’envoyer sans tarder les déchets dans une décharge située à l’usine de recherche nucléaire de Dimona, dans le sud d’Israël, a écrit Blau.

Selon le reportage, le public aurait pu essuyer les conséquences d’une pollution dangereuse si l’un des barils avait dû fuiter ou prendre feu.

Il semblerait que les gardiens du centre Volcani aient été informés du fait que les déchets étaient des produits issus d’isotopes H3 (hélium), de C14 (radiocarbone) et de P32 – phosphore 32. Ce dernier peut pénétrer jusqu’à 0,8 centimètres dans un tissu capillaire vivant.

Le ministère a indiqué que les déchets étaient similaires à ceux retrouvés dans de nombreux hôpitaux et institutions. « Il n’y a et il ne peut y avoir aucun risque posé par le stockage de tels déchets, et il n’y a pas non plus de nuisance possible pour le public. Ces déchets n’entraînent aucun rayonnement de fond à l’extérieur des barils, même à proximité », a indiqué un communiqué.

« Nous soulignons que les barils se trouvaient dans un local dédié, comme c’est exigé, et que durant une inspection faite sur le site, des valeurs normales ont été mesurées en matière de rayonnement de fond. Ils ne présentent aucun danger pour les employés et pour les citoyens qui se trouvent sur le site en termes d’exposition à des radiations », a ajouté le communiqué.

Le moment choisi pour déplacer ces déchets a dépendu de la disponibilité du site de Dimona et de celle du seul transporteur spécialiste de ce genre de mission, qui a été finalement accomplie depuis, a dit le ministère.

L’Institut a fait savoir qu’il avait fait part aux responsables du ministère de la Protection environnementale de son projet d’enlever ces déchets toxiques et que le ministère avait donné son accord. La majorité des produits radioactifs utilisés dans les recherches ont été des isotopes à durée de vie courte, qui perdent toute radioactivité après six mois, a-t-il ajouté. Quoi qu’il en soit, a-t-il poursuivi, de nouvelles méthodes de recherche rendent dorénavant l’utilisation de ces isotopes superflue.

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