Un Israélien raconte son angoisse après un atterrissage d’urgence à Téhéran
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Un Israélien raconte son angoisse après un atterrissage d’urgence à Téhéran

L'arrêt cardiaque d'un passager a fait craindre le pire à Bar Azoulay, un touriste israélien voyageant de New Delhi à Bucarest

Le touriste israélien Bar Azoulay interviewé par la Douzième chaîne israélienne après l'atterrissage en urgence de son avion New Delhi-Istanbul à Téhéran, le 21 mai 2019. (Crédit : capture écran Douzième chaîne)
Le touriste israélien Bar Azoulay interviewé par la Douzième chaîne israélienne après l'atterrissage en urgence de son avion New Delhi-Istanbul à Téhéran, le 21 mai 2019. (Crédit : capture écran Douzième chaîne)

Un Israélien a raconté mardi les quatre « heures » terrifiantes qu’il a vécues sur le sol iranien après que son avion a dû se poser en urgence dans la capitale du pays.

Bar Azoulay, qui revenait tout juste d’un séjour de cinq mois en Inde, voyageait entre New Delhi et Istanbul pour se rendre à Bucarest et participer à la fête d’enterrement de vie de garçon de son futur beau-frère.

« Heureusement, je vous parle depuis Bucarest et pas de Téhéran », a-t-il expliqué à la Douzième chaîne israélienne lors d’une interview mardi soir, dans laquelle il a confié ce qu’il avait vécu la veille après avoir atterri dans un Etat ennemi promettant depuis longtemps de détruire Israël.

Comme il l’a raconté, il s’était endormi pendant le vol et a été réveillé par une Indienne assise à côté de lui car l’avion s’apprêtait à atterrir.

« Je n’ai pas compris comment on pouvait atterrir aussi tôt. J’ai regardé la carte affichée sur l’écran et j’ai vu qu’on se posait à Téhéran. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, puis j’ai vu la foule affolée rassemblée autour d’un homme étendu par terre », s’est-il rappelé.

« Nous avons appris ensuite qu’il avait été victime d’un arrêt cardiaque, d’où l’atterrissage d’urgence dans la capitale iranienne ».

Puis d’ajouter : « Rien que d’en parler maintenant, j’ai la chair de poule, à la fois en repensant à cet homme que l’on tentait de réanimer, c’était dur à voir, et à cause de l’atterrissage en lui-même ».

« J’étais très anxieux, ils ne nous ont rien dit. On ne savait pas si on serait contraints de quitter l’avion ou pas. Je me suis rendu compte que j’allais atterrir en Iran, et toute une série de scénarios catastrophes ont commencé à défiler dans ma tête », s’est remémoré Azoulay.

« J’ai d’abord pensé que ma vie était finie, tout comme mon voyage. Ma sœur est sur le point de se marier dans trois jours, et je me suis dit que j’allais rater ça. J’étais persuadé qu’ils nous feraient sortir de l’avion et qu’on m’arrêterait. J’avais peur de dire que j’étais Israélien ».

Une hôtesse de l’air à qui il avait demandé ce qui allait se passer sur place lui a répondu : « Nous ne le saurons qu’après avoir atterri », s’est-il souvenu.

Un Boeing 747 d’IranAir sur le tarmac de l’aéroport intérieur de Mehrabad à Téhéran, le 15 janvier 2013. (Crédit : AFP/Behrouz Mehri)

L’expérience éprouvante s’est finalement bien terminée, a-t-il dit au journaliste.

« Après l’atterrissage, une équipe médicale est montée à bord, et moi, j’espérais qu’ils ne nous fassent pas descendre ».

Mais une fois les tentatives de réanimation achevées et l’homme escorté hors de l’avion, « nous avons attendu quatre heures de plus – et c’est tout ». L’avion a repris la route d’Istanbul.

« Les 24 heures que j’ai vécues hier m’ont paru durer une éternité », a-t-il assuré.

Dans un incident sans lien, un avion d’El Al reliant Tel Aviv à Vienne a, lui aussi, dû se poser en urgence, à Larnaca, à Chypre, après que des passagers ont senti une odeur de fumée dans la cabine. L’avion a été évacué, et ses passagers conduits dans un hôtel de la ville, d’après le site d’information Walla.

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