Un Jordanien arrêté pour avoir jeté ses chaussures sur le Premier ministre
Rechercher

Un Jordanien arrêté pour avoir jeté ses chaussures sur le Premier ministre

L'individu protestait contre la hausse des prix et les mesures d'austérité prises par le gouvernement

Le Premier ministre jordanien, Abdallah Nsour, septembre 2013 (Crédit : Capture d’écran Youtube/BBCWorldNews)
Le Premier ministre jordanien, Abdallah Nsour, septembre 2013 (Crédit : Capture d’écran Youtube/BBCWorldNews)

Un Jordanien a été arrêté lundi pour avoir jeté ses chaussures sur le Premier ministre, Abdallah Nsour, lors d’une cérémonie commémorative à Jerash, dans le nord du pays, a-t-on appris auprès d’un responsable de la ville.

« Le Premier ministre était en train de parler d’économie lorsque Mefleh Mahasneh, 65 ans et à la tête de la société des agriculteurs de Jerash, s’est levé et a lancé au Premier ministre ‘Vous avez augmenté les prix' », a raconté à l’AFP un responsable de la municipalité.

« Le maire a demandé à M. Mahasned d’arrêter, car ce n’était pas à son tour de parler. M. Mahasneh, un militaire à la retraite, s’est énervé, a enlevé sa chaussure et l’a jetée vers l’estrade sur laquelle était assis le Premier ministre », a poursuivi le responsable, ajoutant que l’homme avait ensuite enlevé et jeté sa deuxième chaussure.

La paire de chaussure a atterri sur une table posée sur l’estrade, avant que la police n’arrête M. Mahasneh.

« Je ne pense pas qu’il sera poursuivi, je pense qu’il est détenu pour sa propre protection, parce que certains participants ont menacé de s’en prendre à lui », a ajouté ce responsable.

En novembre 2012, le gouvernement de Nsour a augmenté les prix de l’essence de plus de 53 % pour tenter de réduire le déficit, qui atteignait alors 3,5 milliards de dinars [3,6 milliards d’euros], provoquant une vague de violentes manifestations, ainsi que des grèves.

En septembre 2013, le gouvernement a annoncé une autre série de mesures d’austérité, doublant les taxes sur les téléphones portables et augmentant les taxes sur les vêtements importés de 5 à 20 %.

Des manifestations ont eu lieu périodiquement depuis trois ans pour réclamer des réformes économiques et politiques et l’éradication de la corruption.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...