Un judoka des EAU refuse de serrer la main à son adversaire israélien au tournoi d’Abu Dhabi
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Un judoka des EAU refuse de serrer la main à son adversaire israélien au tournoi d’Abu Dhabi

L'incident suit des plaintes de discrimination contre l'équipe israélienne alors que les organisateurs de la compétition ont interdit tous les symboles de l'Etat juif

Le judoka médaillé d'or Tal Flicker chante l'hymne national israélien malgré le refus des responsables locaux de le jouer lors d'un tournoi de Grand chelem à Abu Dhabi, où les autorités ont interdit tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d'écran :YouTube )
Le judoka médaillé d'or Tal Flicker chante l'hymne national israélien malgré le refus des responsables locaux de le jouer lors d'un tournoi de Grand chelem à Abu Dhabi, où les autorités ont interdit tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d'écran :YouTube )

Un judoka des Emirats arabes unis n’a pas voulu serrer la main à son rival israélien lors d’un tournoi de judo du grand chelem à Abu Dhabi vendredi, vingt-quatre heures après que les Emirats arabes unis ont refusé de jouer l’hymne national israélien ou de hisser les couleurs de l’Etat juif pour les médaillés israéliens de la compétition.

L’Israélien Tohar Butbul, qui s’alignait dans la catégorie des poids légers (66-73 kg), a affronté sur le tatamis le judoka emirati Rashad Almashjari. Vaincu par Butbul, Almashjari a refusé la poignée de main coutumière à l’Israélien.

Cet épisode en rappelle un autre qui était survenu durant les Jeux Olympiques d’été en 2016, lorsque le judoka égyptien Islam El Shahaby avait refusé de serrer la main à Ori Sasson après avoir perdu contre l’Israélien, et ne s’était incliné qu’à contre-coeur devant son adversaire à la fin du combat sur un rappel à l’ordre de l’arbitre.

L'Egyptien Islam El Shahaby (en bleu) a refusé de serrer la main de l'Israélien Or Sasson après sa défaite au premier tour du tournoi de judo masculin des +100kg aux Jeux olympiques de Rio, le 12 août 2016. (Crédit : AFP/Toshifumi Kitamura)
L’Egyptien Islam El Shahaby (en bleu) a refusé de serrer la main de l’Israélien Or Sasson après sa défaite au premier tour du tournoi de judo masculin des +100kg aux Jeux olympiques de Rio, le 12 août 2016. (Crédit : AFP/Toshifumi Kitamura)

Jeudi, les organisateurs ont refusé de jouer l’hymne national israélien et de hisser le drapeau aux couleurs de l’Etat juif lorsque le judoka Tal Flicker a remporté la médaille d’or dans la catégorie des hommes de moins 66 kilos.

Flicker a chanté seul l’Hatikva sous le drapeau de la fédération internationale de judo, alors que l’hymne fédéral résonnait dans la salle.

Du côté des femmes, Gili Cohen a remporté le bronze dans la catégorie des moins de 52 kilos. Le drapeau israélien n’a pas non plus été hissé pour elle.

L’équipe israélienne toute entière a dû concourir sans aucun symbole d’identification la reliant à l’Etat juif. Avant le tournoi, il lui avait été annoncé qu’il n’y aurait aucune reconnaissance de leur pays – une politique discriminatoire qui n’a été imposée qu’à Israël seulement.

Cette interdiction des symboles israéliens a été faite malgré la demande soumise par la fédération internationale que les EAU traitent les athlètes israéliens à égalité avec les autres.

Un courrier de la fédération internationale adressé au président de la fédération de judo emiratie disait que « toutes les délégations – dont la délégation israélienne – doivent être traitées de manière égale sous tous les aspects et sans exception ».

Les judokas israéliens avaient également eu l’interdiction d’afficher des symboles du pays lors d’un tournoi à Abu Dhabi en 2015.

Rien n’a encore filtré concernant d’éventuelles répercussions envisagées – s’il y en a – contre les Emirats arabes unis pour leurs agissements.

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