Défiant le boycott, le judoka champion a chanté l’hymne israélien « de tout son coeur »
Rechercher

Défiant le boycott, le judoka champion a chanté l’hymne israélien « de tout son coeur »

Tal Flicker explique s'être concentré sur son articulation silencieuse de l'Hatikva durant la cérémonie de remise de médaille malgré la musique "de fond" choisie par les organisateurs du tournoi d'Abu Dhabi

Le judoka médaillé d'or israélien  Tal Flicker sur le podium du grand chelem de judo d'Abu  Dhabi, où les autorités locales ont interdit l'affichage de tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d'écran : YouTube )
Le judoka médaillé d'or israélien Tal Flicker sur le podium du grand chelem de judo d'Abu Dhabi, où les autorités locales ont interdit l'affichage de tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d'écran : YouTube )

Le judoka israélien Tal Flicker qui a remporté jeudi la médaille d’or au tournoi de judo du Grand chelem d’Abu Dhabi a indiqué avoir défié les règles de boycott des symboles israéliens mises en place par l’état arabe et avoir chanté l’hymne national israélien lors de la cérémonie de la victoire en tentant de s’isoler de la « musique d’arrière-fond », entonnant pour lui-même « l’Hatikva ».

Alors que les organisateurs du tournoi jouaient l’hymne de la fédération internationale de Judo et tandis que Flicker se tenait sur le podium avec sa médaille, il a entonné l’hymne national israélien.

« L’hymne de la fédération mondiale qui a été joué n’était qu’une musique de-fond », a-t-il commenté, des propos tenus sur la Deuxième chaîne. « Je chantais de mon côté l’Hatikva et de tout mon coeur ».

« Je suis fier de mon pays », a-t-il dit. « Le monde entier sait que nous venons d’Israël, il sait qui nous représentons ».

La médaille d’or de Flicker à Abu Dhabi s’ajoute aux victoires remportées cette année dans deux championnats.

Il est né en 1992 dans la ville de Herzliya, au centre du pays, où il a également grandi.

Flicker s’illustre dans la catégorie des poids légers de moins de 66 kilos.

Le judoka Tal Flicker, médaillé d'or lors du Grand Chelem d’Abu Dhabi, le 26 octobre 2017. (Crédit : YouTube)
Le judoka Tal Flicker, médaillé d’or lors du Grand Chelem d’Abu Dhabi, le 26 octobre 2017. (Crédit : YouTube)

Flicker avait remporté sa première compétition senior en 2013 lors de l’Open européen disputé en 2013 à Bucarest, en Roumanie. Il avait ensuite arraché la médaille de bronze en 2014 au grand prix de Zagreb, en Croatie.

Au mois d’août 2017, il s’est adjugé le bronze aux championnats du monde de Budapest.

Parmi ses autres réussites, cette année, la victoire lors du Grand chelem de Bakou et au Grand prix de Cancun.

La victoire de Flicker à Abu Dhabi a été teintée de controverse, le judoka ayant été dans l’obligation de célébrer son succès sous le drapeau de la fédération internationale de la discipline en raison d’une interdiction des symboles israéliens au sein de l’Emirat.

La ministre israélienne des Sports a salué vendredi les succès des judokas de son pays dans un grand tournoi à Abou Dhabi, estimant qu’ils constituent la meilleure réponse à la décision des organisateurs d’interdire l’hymne national israélien.

« Ces victoires israéliennes à Abou Dhabi sont la réponse du berger à la bergère. Israël a gagné alors qu’on essayait de maintenir nos athlètes dans l’ombre », a réagi Miri Regev dans un communiqué publié par ses services.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...