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Un mémorial érigé dans les rues anormalement calmes de Tel Aviv

De nombreux passants se sont arrêtés pour allumer des bougies commémoratives place Dizengoff, non loin du bar où deux Israéliens ont été tués et 13 autres blessés

La fin d'une séance de prière organisée sur la place Dizengoff vendredi matin, quelques heures après une fusillade dans la rue Dizengoff, à Tel Aviv, le 8 avril 2022. (Crédit: Carrie Keller-Lynn / Times of Israel)
La fin d'une séance de prière organisée sur la place Dizengoff vendredi matin, quelques heures après une fusillade dans la rue Dizengoff, à Tel Aviv, le 8 avril 2022. (Crédit: Carrie Keller-Lynn / Times of Israel)

À l’extérieur du bar Ilka, à Tel Aviv, où Raad Hazem a tué deux personnes et en a blessé 13 autres jeudi soir, un mémorial de fortune a déjà été mis en place.

À côté d’une pancarte manuscrite indiquant « Le sang juif n’est pas bon marché » en hébreu, les passants se sont arrêtés vendredi matin pour allumer et placer des bougies commémoratives. La zone a été organisée et bouclée par des barricades bleues de la police, avec des fleurs déjà placées à l’endroit où quelques heures auparavant, de jeunes Tel-Aviviens se réunissaient pour fêter la fin de semaine.

Vers 21h jeudi soir, le terroriste palestinien Raad Hazem, un homme de 28 ans originaire de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, s’est approché du bar populaire de la rue Dizengoff à Tel Aviv et a ouvert le feu, touchant 15 personnes. La rue – bien connue pour sa vie nocturne et ses restaurants – a longtemps été la cible d’attaques, dont récemment une fusillade mortelle en 2016 contre le Simta Bar, également situé sur le trottoir et à seulement 200 mètres de l’Ilka.

Suite à une chasse à l’homme de maison en maison durant la nuit menée par plus de 1 000 policiers et membres des forces de sécurité, Hazem a été localisé à plusieurs kilomètres de là, à Jaffa. Il a été tué vendredi matin lors d’un échange de tirs avec les forces de sécurité.

« Il y a eu énormément de tirs », a déclaré Michael, un habitant de Jaffa qui vit près de la mosquée où Hazem se cachait, et qui a été réveillé vers 5h30 par l’échange de tirs. « Ça a duré au moins une minute. C’était intense. »

Dans les heures qui ont suivi l’attaque, le bruit des patrouilles de police a ponctué le silence anormal de ce qui serait habituellement un vendredi matin bruyant, le début du week-end israélien.

Une femme allume une bougie commémorative pour les victimes de la fusillade de jeudi soir dans la rue Dizengoff, à Tel Aviv, le 8 avril 2022. (Crédit : Carrie Keller-Lynn / Times of Israel)

Au lieu de cela, familles et amis ont commencé la matinée en se rassemblant sur la place Dizengoff, à quelques centaines de mètres de l’Ilka Bar, où des groupes de prière étaient organisés.

« Nous nous rassemblons en réponse à l’attaque terroriste d’hier soir », a déclaré l’un des organisateurs de Rosh Yehudi, une communauté basée à Tel Aviv qui a apporté des livres de prières, des tefillin, des chaises et une mechitza sur la place pour une prière de solidarité.

L’Ilka Bar, scène de la fusillade de jeudi soir dans la rue Dizengoff, après avoir été nettoyée et bouclée, à Tel Aviv, le 8 avril 2022. (Crédit : Carrie Keller-Lynn / Times of Israel)

« Je ne suis pas une personne super religieuse, mais je les ai vus passer par la place », a déclaré Roï, un habitant de Tel Aviv.

« J’habite tout près. J’ai demandé si je pouvais me joindre. Ils ont dit oui et m’ont donné des téfilines. J’ai senti que c’était la bonne chose à faire », a-t-il dit, ajoutant qu’une centaine de personnes étaient présentes pour les prières du matin.

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