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Un mikvé découvert au sous-sol d’un ancien club de strip-tease en Pologne

Marian Zwolski, homme d’affaires originaire de Chmielnik en Pologne, dit vouloir faire de sa découverte une attraction touristique, voire un musée

L’ancienne synagogue de Chmielnik, en Pologne. (Crédit : Wojciech Domagała/Wikimedia Commons)
L’ancienne synagogue de Chmielnik, en Pologne. (Crédit : Wojciech Domagała/Wikimedia Commons)

Avant la Shoah, la population de la ville de Chmielnik, en Pologne, était juive à près de 80 %. Les Juifs séfarades expulsés d’Espagne pendant l’Inquisition se sont installés à Chmielnik et y ont construit une synagogue en 1638.

Après-guerre, il ne reste plus que quatre Juifs et aujourd’hui, ce qui fut un jour la synagogue abrite un musée de la vie et de l’histoire juives.

Aujourd’hui, c’est un autre lieu emblématique du patrimoine juif qui a été découvert, et dans un endroit pour le moins improbable.

Il y a quelques années, Marian Zwolski, homme d’affaires de Chmielnik, achète une ancienne boîte de nuit fermée depuis 15 ans. En se rendant au sous-sol de sa nouvelle propriété, il fait une découverte inattendue : un mikvé, le bain rituel juif.

La faïence bleue et blanche du bain sont encore visibles, tout comme les étoiles de David sur le mur. Un mikvé de plus petite taille, sans doute réservé aux femmes, se trouve dans une pièce voisine.

« C’est très surprenant », confie à Haaretz Meir Bulka, qui oeuvre pour la préservation du patrimoine juif en Pologne. « En entrant dans ce sous-sol, on pénètre dans un tout autre monde. C’est une sorte de capsule temporelle. »

Au-dessus du mikvé – qui est rempli – se trouvent des vestiges de ce qui fut le club Le Sphinx : une enseigne Heineken, un poteau pour strip-teaseuses, des décorations évocatrices de l’Égypte ancienne et beaucoup de moisissures et de fuites, signale Haaretz.

Zwolski, qui exploite également un salon funéraire dans la ville voisine de Kielce, théâtre d’un pogrom en 1946 qui a coûté la vie à 42 Juifs, a confié à Haaretz vouloir faire de ce mikvé une attraction touristique, et peut-être même un musée.

« Je suis né et j’ai grandi ici : je m’intéresse à l’histoire des lieux. Je ne veux pas que cet endroit disparaisse », dit Zwolski.

« Il faut se souvenir du passé, en préserver les traces et le commémorer. C’est le devoir de tous, et aussi celui de la communauté juive ».

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