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Un ministre haredi demande au gouvernement de tenir parole sur l’exemption militaire

Yitzhak Goldknopf a laissé une note sur la table du cabinet, rappelant à son secrétaire sa promesse de travailler sur le projet de loi à la prochaine session parlementaire d'hiver

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre du Logement Yitzhak Goldknopf, à droite, arrivent à la rencontre hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 27 septembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre du Logement Yitzhak Goldknopf, à droite, arrivent à la rencontre hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 27 septembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Un ministre haredi de premier plan au sein du cabinet a averti, mercredi, le gouvernement qu’il devait tenir sa promesse concernant l’avancée d’une loi – déjà prévue par la coalition – qui faciliterait l’exemption de service militaire des membres de la communauté ultra-orthodoxe, laissant une note écrite à la main sur la table de la réunion pour appuyer ce rappel.

Le ministre du Logement Yitzhak Goldknopf, leader du parti Yahadout HaTorah, a écrit cette note après l’annulation d’une rencontre entre les chefs des partis de la coalition qui devait être consacrée précisément à ce projet de loi.

Les partis en opposition au sein de la coalition ont indiqué leur volonté de réclamer des élections anticipées sur cette demande controversée qui permettrait à tous les membres de la communauté ultra-orthodoxe, les Haredim, d’éviter le service militaire, qui est obligatoire pour la majorité des Juifs israéliens. La plus grande partie des hommes haredim – mais pas tous – échappent au service militaire.

Goldknopf a adressé sa courte missive au secrétaire de cabinet Yossi Fuchs, lui rappelant qu’il lui avait donné l’assurance qu’un projet de loi serait présenté pour lecture devant le parlement en date du 15 octobre, le premier jour de la session d’hiver de la Knesset.

La note exhorte Fuchs à tenir sa promesse, Goldknopf lui rappelant également qu’il lui a pris cet engagement par écrit, et de sa propre main.

Une photo de la note, placée en évidence au sommet d’une pile de documents placés sur la table du cabinet, a fuité auprès des médias.

Le site d’information Walla a fait savoir que Goldknopf avait été contrarié par l’annulation de la réunion dans la mesure où il voulait utiliser cette opportunité pour évoquer l’engagement pris par le parti du Likud au pouvoir de présenter ce texte.

Fuchs n’a pas encore distribué la version de la législation qui sera présentée à la Knesset, a ajouté le site d’information, et les partis Haredim craignent que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne tente de ralentir son avancée.

Le député Ohad Tal, élu sous l’étiquette du parti d’extrême-droite Hatzionout HaDatit, a écrit sur X qu’il était « impensable » d’adopter une loi qui accorderait une exemption générale de service militaire aux Haredim. Sous forme de réprimande, Tal a indiqué que le débat était « trop important et trop sérieux » pour être mené « par le biais de photos publiées dans les médias ».

Le député de l’opposition Avigdor Liberman, leader du parti laïc Yisrael Beytenu et partisan fervent de l’enrôlement des Haredim dans l’armée, a répondu à la note de Goldknopf en disant que « c’est à cela que ressemble le chantage ».

Il a vivement recommandé aux membres du parti de Netanyahu de ne pas apporter leur soutien au projet de loi, qu’il a qualifié de « législation de l’évasion ».

Selon des informations précédemment rapportées par les médias israéliens, Netanyahu avait promis aux partis ultra-orthodoxes qu’une note législative pour le projet de loi serait examinée lors de la session d’hiver à la Knesset, qui débute au mois d’octobre.

Au mois d’août, Goldknopf avait indiqué à un média haredi que son parti était prêt à renverser le gouvernement si la législation n’était pas adoptée.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à droite, et le secrétaire du gouvernement, Yossi Fuchs, à droite, lors de la réunion du cabinet à Jérusalem, le 27 septembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

La proposition faite par le gouvernement abaisserait l’âge de l’exemption finale en le faisant passer de 26 à 23 ou 21 ans.

Si les soldats sont généralement incorporés à partir de l’âge de 18 ans, de nombreux étudiants de yeshiva demandent des reports pour leur recrutement et ils restent dans des programmes d’études religieuses plus longtemps qu’ils ne le feraient normalement afin d’éviter la conscription et ce, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de l’exemption définitive. En abaissant l’âge de l’exemption permanente, le gouvernement espère inciter ces hommes haredi à quitter la yeshiva et à entrer dans la vie active à un âge plus jeune.

La population haredi en Israël s’oppose massivement à l’accomplissement d’un service civil ou militaire national obligatoire, considérant qu’il s’agit d’un moyen pour les laïcs d’attirer potentiellement ses membres. Certains éléments plus extrémistes de la communauté haredi ont violemment protesté contre la conscription militaire.

En 2017, la Haute Cour de justice avait invalidé une loi sur la conscription qui accordait des exemptions générales aux érudits religieux à temps plein. Une série de délais prolongés pour légiférer une nouvelle loi sur l’enrôlement a expiré à la fin du mois de juillet. En juin, Gallant avait ordonné à Tsahal de ne pas enrôler les hommes ultra-orthodoxes avant le 31 mars 2024. D’ici là, la coalition espère qu’un projet de loi exemptant les haredim sera adopté.

La Douzième chaîne a indiqué que la rencontre entre les leaders de la coalition avait été annulée parce que le gouvernement se concentre actuellement sur l’audience de jeudi à la Haute Cour qui examinera les requêtes soumises contre une loi, récemment adoptée, qui empêcherait les juges d’ordonner potentiellement à un Premier ministre de se récuser. La législation, qui entre dans le cadre du plan de refonte radicale du système judiciaire très controversé qui est avancé par le gouvernement, pourrait provoquer une crise constitutionnelle si la coalition devait rejeter le jugement émis par la Haute-cour à son sujet.

De plus, la chaîne a indiqué que la rencontre avait avorté en raison des tensions entre les membres de la coalition et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui avait voulu organiser une prière où hommes et femmes seraient séparés à Tel Aviv en réponse à des incidents survenus dans la ville, au début de la semaine – des activistes laïcs avaient ainsi perturbé un office de prière similaire, affirmant qu’il était discriminatoire à l’égard des femmes. Critiqué jusqu’au sein de la coalition, Ben Gvir a finalement décidé d’annuler cet événement controversé.

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