Un ministre israélien chassé d’Amona aux cris de “va en enfer”
Yoav Galant (Koulanou) n’a pas pu s’exprimer et a été assiégé par des manifestants de l’avant-poste qui ont aussi entouré sa voiture
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Le ministre du Logement Yoav Galant (Koulanou) a été obligé de quitter l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, dimanche matin, une demi-heure à peine après son arrivée, quand plusieurs manifestants en colère l’ont injurié et l’ont empêché de parler aux médias.
Avant l’évacuation ordonnée par la cour d’Amona, qui est prévue cette semaine, Galant a visité le site alors que ses habitants débattaient d’une proposition gouvernementale permettant 24 familles de rester sur des terrains adjacents à la colline, en échange d’une promesse d’évacuation pacifique. Le ministre avait prévu de visiter l’avant-poste et de donner une conférence de presse, mais a rapidement été entouré par des manifestants qui se sont rassemblés à Amona la semaine passée, dans l’espoir d’éviter les forces de sécurité et de retarder l’évacuation.
Alors qu’il se rendait vers la principale synagogue, des dizaines de jeunes manifestants ont rejoint la mêlée entourant Galant, en chantant « La terre d’Israël n’est pas à vendre » et « La Terre d’Israël est pour le peuple d’Israël. »
Quand il est entré dans le bâtiment, certains manifestants qui avaient été retenus par la sécurité du ministre ont réussi à y pénétrer par l’entrée latérale, emplissant la salle de cris et de slogans tapageurs.
Minister Galant and MK Yogev at the Amona synagogue, people shouting "the land of Israel's not for sale!" Not heard: "You should be ashamed" pic.twitter.com/FTu7cyxZWL
— Judah Ari Gross (@JudahAriGross) December 18, 2016
N’ayant pas pu parler aux habitants, Galant s’est rendu au bâtiment administratif de l’avant-poste, où il a rapidement été assiégé par la foule. Piégé à l’intérieur, il a tenté de sauver sa visite en prononçant une courte déclaration à la presse soulignant la nécessité de se conformer aux lois israéliennes.
« Nous comprenons la difficulté de la situation. Nous travaillerons pour nous assurer qu’Amona est toujours sur la colline, et plus fort, a-t-il déclaré. Mais les jugements de la cour doivent être exécutés. C’est un pays qui a une loi, et nous la respecterons. »
Dans un effort de dernière minute pour tenter d’empêcher une évacuation par la force de l’avant-poste, le gouvernement a présenté samedi soir aux habitants un accord modifié qui permettrait à deux fois plus de familles de rester sur la colline, après le rejet d’une proposition précédente la semaine dernière.
la Communauté du Times of Israël !







