Un ministre promet de quitter la coalition si le gel des implantations se poursuit
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Un ministre promet de quitter la coalition si le gel des implantations se poursuit

Uri Ariel met en garde contre la pause des constructions en dehors des blocs : cela « ne nous laissera aucun choix »

Le ministre de l'Agriculture, Uri Ariel, pendant la 14e conférence annuelle de Jérusalem du groupe 'Besheva', le 12 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Agriculture, Uri Ariel, pendant la 14e conférence annuelle de Jérusalem du groupe 'Besheva', le 12 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre Uri Ariel (HaBayit HaYehudi) a déclaré jeudi qu’il quitterait le gouvernement si le Premier ministre Benjamin Netanyahu accédait à la demande américaine de geler la construction des implantations de Cisjordanie en dehors des principaux blocs.

« Nous ne menaçons jamais », a déclaré Ariel, qui détient le portefeuille de l’agriculture, a la radio de l’armée.

« Je ne veux pas menacer », mais si la décision est prise de cesser de construire en dehors des blocs – les zones où vivent la majeure partie des habitants juifs de la Cisjordanie et qui resteraient sous la juridiction d’Israël dans tout futur accord de paix – « alors cela ne nous laissera aucun choix », a-t-il affirmé.

Lorsqu’on lui a demandé précisément s’il resterait dans un gouvernement qui interdit la construction en dehors des blocs, il a répondu, « ce sont vos propos ».

« Et vous l’avez confirmé », lui a répondu le journaliste.

« C’est vrai », a acquiescé Ariel.

On ne sait pas exactement si Ariel parlait en son propre nom, ou au nom de son parti Tekuma, qui est représenté par deux députés au sein du parti HaBayit HaYehudi, ou de tout le parti dans son ensemble.

Le ministre a également déclaré que si les opposants à la construction trouvaient «un ancrage » pour geler la construction à l’extérieur des blocs, ils se mettraient également à geler à l’intérieur des blocs.

Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)
Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 13 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)

Lors de sa visite dans la région la semaine dernière, l’envoyé spécial du président américain Donald Trump pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, a longuement échangé avec Netanyahu, en partie pour parvenir à une entente sur la construction de nouvelles implantations.

Selon Greenblatt, plusieurs médias ont indiqué que les États-Unis ne s’opposeraient pas à la construction de nouvelles habitations dans les quartiers juifs implantés au-delà des lignes d’avant 1967 à Jérusalem-Est et accepteraient la construction d’un nombre convenu de nouvelles maisons dans les grands blocs d’implantation à condition qu’aucune nouvelle maison ne soit construite dans les implantations isolées.

La construction dans les blocs serait soumise à un quota annuel convenu, a proposé Greenblatt, selon la Deuxième chaîne.

Bezalel Smotrich est l’autre législateur représentant de Tekuma, qui représente la droite du parti de droite HaBayit HaYehudi.

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