Un Palestinien jette un cocktail Molotov sur un soldat, qui ne réplique pas
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Un Palestinien jette un cocktail Molotov sur un soldat, qui ne réplique pas

C'est une vidéo qui a révélé cet incident survenu dans le nord de la Cisjordanie ; l'armée a ouvert une enquête sur la conduite des militaires après que l'attaquant a réussi à fuir

Un Palestinien aux côtés d'un soldat israélien peu avant de l'attaquer à l'aide d'un cocktail molotov dans le nord de la Cisjordanie, le 19 décembre 2020. (Capture d'écran)
Un Palestinien aux côtés d'un soldat israélien peu avant de l'attaquer à l'aide d'un cocktail molotov dans le nord de la Cisjordanie, le 19 décembre 2020. (Capture d'écran)

Un Palestinien a jeté un cocktail Molotov sur un soldat qui se tenait à un check-point du nord de la Cisjordanie, dimanche soir. L’attaquant se trouvait à courte distance du militaire mais le projectile a manqué sa cible.

Une vidéo de l’incident montre un homme sortir d’une voiture à un check-point – situé à proximité de l’implantation de Kedumim. Il s’approche alors d’un soldat et lui parle pendant un moment avant de sortir l’explosif, de l’allumer et de le jeter sur le militaire, qui l’esquive.

L’homme prend alors la fuite et le soldat le regarde partir sans riposter à l’agression.

L’armée a fait savoir que ses troupes recherchaient le coupable, précisant qu’il n’y avait eu ni blessé, ni dégât lors de cet incident.

Selon la presse israélienne, Tsahal a aussi ouvert une enquête sur la conduite du soldat et des autres militaires qui se trouvaient au check-point, qualifiant l’incident de « grave ».

Les militaires ont déclaré, samedi soir, avoir ouvert une enquête sur un individu palestinien.

Les députés de droite de la ligne dure ont fait connaître leur fureur après la diffusion de la vidéo.

« Cette histoire est tout simplement folle », a ainsi écrit sur Twitter le député Bezalel Smotrich (Yamina). « Mais ce n’est pas la faute du soldat. C’est au système judiciaire au sein de l’Etat d’Israël, qui se comporte comme à Sodome, qu’il faut attribuer la responsabilité de ce qu’il s’est passé ».

Il a paru faire référence aux affirmations nombreuses, à la droite de l’échiquier politique, que les militaires ont souvent les mains liées lorsqu’ils doivent répondre à une agression parce qu’ils redoutent une éventuelle mise en examen pour leurs actes.

Le ministre de Jérusalem, Rafi Peretz – qui appartient à la formation HaBayit HaYehudi – a indiqué que l’incident aurait dû se terminer par « la neutralisation du terroriste ».

« Mort ou vif », a-t-il tweeté, disant que les commandants militaires devaient s’assurer qu’un tel incident « ne se répète pas ».

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