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Un parent d’un ancien commissaire de police arabe abattu

Fadi Hakrush tué dans sa voiture dans la ville arabe de Kfar Kanna ; la police a trouvé un véhicule incendié qui aurait été utilisé par les assaillants

Fadi Hakrush. (Autorisation)
Fadi Hakrush. (Autorisation)

Un parent d’un ancien haut policier arabe a été abattu par des assaillants inconnus mardi à Kafr Kanna.

Fadi Hakrush, qui est apparenté au major-général Jamal Hakrush, commissaire adjoint à la tête d’une unité chargée de lutter contre le crime dans la communauté arabe israélienne, a été abattu alors qu’il traversait la ville arabe du Nord. Il a perdu le contrôle de son véhicule, qui s’est retourné.

Les médias ont rapporté que Fadi avait des antécédents criminels.

Les secouristes de Magen David Adom lui ont prodigué des soins, et l’ont emmené à l’hôpital de la Sainte-Famille de Nazareth où, malgré les tentatives de réanimation, son décès a été prononcé.

Le commandant de la police israélienne Jamal Hakrush assiste à une réunion du Comité de sécurité publique à la Knesset à Jérusalem le 8 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après la fusillade, les autorités ont trouvé un véhicule incendié dans un champ entre les villages de Kafr Manda et Mashhad. La police enquête pour déterminer si le véhicule a été utilisé par les assassins.

Les enquêteurs estiment que la fusillade résulte d’un règlement de comptes criminel.

Jamal Hakrush a démissionné de la police au début du mois, après que Haaretz a publié des images le montrant il y a deux ans, apparemment fuyant la scène d’un meurtre par arme blanche. Les images montraient Hakrush fuir les lieux, et trébucher sur la victime, qui gisait, mortellement blessée, dans une cage d’escalier.

Selon Abraham Initiatives, un lobby non-gouvernemental contre la violence dans la communauté arabe, depuis le début de l’année, douze Arabes ont été tués en Israël dans des crimes violents.

Les communautés arabes ont connu une recrudescence de la violence ces dernières années, alimentée principalement par le crime organisé.

Les Israéliens arabes blâment la police, qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre de puissantes organisations criminelles et détourne largement le regard face à ces violences – querelles familiales, guerres de territoire de la mafia et violence contre les femmes. La communauté a aussi souffert de décennies de négligence.

Les plans budgétaires qui ont été adoptés à la fin de l’année dernière exigent que des milliards de shekels soient alloués, au cours des cinq prochaines années, à la lutte contre les violences dans la société arabe et au développement de l’économie communautaire.

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