Un poème de Vladimir Nabokov sur Superman publié pour la première fois
Rechercher
Times" data-image_url="https://static.timesofisrael.com/fr/uploads/2021/03/AP_98091001047-e1615015487193.jpg" data-image_width="1984" data-image_height="1240">

Un poème de Vladimir Nabokov sur Superman publié pour la première fois

Le poème qui avait été rejeté par le New Yorker en 1942 car "un grand nombre de nos lecteurs ne vont pas comprendre" a été publié dans le supplément littéraire du Times

La réplique d'un timbre Superman posée sur 5 étages de la  Terminal Tower, à Cleveland, le 10 septembre 1998. (Crédit : AP Photo/Tony Dejak)
La réplique d'un timbre Superman posée sur 5 étages de la Terminal Tower, à Cleveland, le 10 septembre 1998. (Crédit : AP Photo/Tony Dejak)

Un poème de Vladimir Nabokov, qui n’avait jamais été publié et dans lequel il s’exprimait en adoptant la perspective de Superman, a été diffusé dans le supplément littéraire du Times.

Dans le poème, le héros fait part de sa tristesse de ne pas pouvoir avoir des enfants avec Loïs Lane et partage son inquiétude de la tuer accidentellement avec ses super-pouvoirs.

« Le mariage serait un meurtre de ma part », dit Superman dans le monologue original de The Man of To-morrow’s Lament, qui ajoute qu’une « explosion d’amour » pourrait tuer Lane.

« Quel monstrueux nouveau-né, abattant le chirurgien, arriverait, dandinant, dans une ville frappée de terreur ? », s’interroge-t-il en évoquant un potentiel enfant.

L’écrivain Vladimir Nabokov à Montreux, en Suisse, au mois de décembre 1976. (Crédit : AP Photo)

Nabokov avait soumis le poème au New Yorker au mois de juin 1942, quelques années après être arrivé aux Etats-Unis, a fait savoir le Guardian.

Le rédacteur-en-chef de la rubrique Poésie du magazine, Charles Pearce, avait alors déclaré à l’auteur de Lolita que « la majorité d’entre nous avons le sentiment qu’un grand nombre de nos lecteurs ne vont pas comprendre ».

Le supplément littéraire du Times a révélé que Nabokov s’était inspiré, pour son poème, de la couverture de la bande-dessinée numéro 16 de Superman qui montrait Clark Kent et Lois Lane en train de regarder une statue du super-héros.

Ce personnage avait été créé dans les années 1930 par deux légendes de l’univers des Comics, Joe Shuster et Jerry Siegel, tous les deux Juifs.

Siegel avait indiqué avoir inventé Superman après avoir lu un article sur le « massacre des Juifs opprimés et impuissants » dans l’Europe nazie.

Le nom original de sa planète natale est Krypton is Kal-El, à la résonance rappelant l’hébreu (le suffixe hébreu « El », qui est placé à la fin d’un grand nombre de noms bibliques comme Rachel ou Daniel, est un ancien mot désignant Dieu). Et dans l’une des toutes premières bande-dessinées de Superman, le héros remplit un rêve très Juif, capturant Hitler et Staline et l’amenant devant la Société des Nations où ils sont jugés pour crimes de guerre.

JTA a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...