Un poème paru dans un magazine pour enfants parrainé par l’AP encourage les jets de pierre
Rechercher

Un poème paru dans un magazine pour enfants parrainé par l’AP encourage les jets de pierre

"Et chante l'ordre du Prophète Mahomet que nous portions une pierre/que nous jetterons sur le peuple de l'arbre de Gharqad", dit un vers

Un Palestinien du village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, lance une pierre à l'aide d'une fronde sur des soldats israéliens, le 28 août 2015. Illustration. (Crédit : Eric Cortellessa/Times of Israël)
Un Palestinien du village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, lance une pierre à l'aide d'une fronde sur des soldats israéliens, le 28 août 2015. Illustration. (Crédit : Eric Cortellessa/Times of Israël)

Un magazine pour enfants partiellement soutenu par l’Autorité palestinienne a publié un poème qui affirme que le prophète Mahomet aurait encouragé les jeunes à jeter des pierres aux Juifs.

« Chante l’ordre du Prophète Mahomet que nous portions une pierre/que nous jetterons sur le peuple de l’arbre de Gharqad », dit le poème, publié dans le journal Zayzafuna du mois d’octobre.

« Le peuple de [l’arbre] de Gharqad » est un euphémisme religieux désignant les Juifs dans la tradition islamique.

L’observatoire israélien des médias palestiniens PMW (Palestinian Media Watch) a annoncé dimanche la publication
de ce poème et en a offert une traduction.

L’image du poème paru dans le magazine Zayzafuna qui encourage les jets de pierres (Crédit : Palestinian Media Watch)

Les Palestiniens ciblent des voitures israéliennes sur les routes de la Cisjordanie pratiquement quotidiennement et les émeutes opposant les Palestiniens et la police israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est impliquent souvent des jets de pierre.

Ces jets de pierre par les Palestiniens ont été également à l’origine d’un certain nombre d’incidents meurtriers.

Au mois de juillet 2015, la Knesset a adopté une loi augmentant la peine d’incarcération maximale à 20 ans pour ceux qui jettent des pierres dans le cas où l’intention de blesser a été prouvée.

En 2011, la magazine Zayzafuna avait perdu le financement de l’UNESCO à cause d’un poème qui dépeignait Hitler comme le héros d’une fillette palestinienne rêvant de s’entretenir avec le dictateur nazi.

La fillette, dans son rêve, demandait à Hitler : « C’est toi qui a tué les Juifs ? ». Hitler répondait : « Oui. Je les ai tués pour que vous sachiez tous qu’ils sont une nation qui engendre la destruction dans le monde entier ».

A ce moment-là, un porte-parole de l’Autorité palestinienne, Ghassan Khatib, avait indiqué au journal britannique du Daily Telegraph que l’article n’était « pas acceptable ».

« Nous enseignons aux jeunes dans nos manuels l’Holocauste et les massacres commis par Hitler de Juifs et d’autres, et nous nous référons à ces massacres comme à des crimes contre l’humanité », avait déclaré M. Khatib. « Cet exemple est exceptionnel et son rédacteur en chef tentera de faire plus attention à l’avenir ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...