Un religieux iranien ayant participé à la fondation du Hezbollah meurt du Covid
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Un religieux iranien ayant participé à la fondation du Hezbollah meurt du Covid

Ali Akbar Mohtashamipour avait formé, dans les années 1970, des alliances avec des groupes militants musulmans dans tout le Moyen-Orient

Le dignitaire religieux Ali Akbar Mohtashamipour, au centre, parle lors d'une conférence sur le négationnisme avec le rabbin Moishe Arye Friedman, à gauche, d'Autriche, et le rabbin Ahron Cohen, à droite, d'Angleterre, à Téhéran, en Iran, le 11 décembre 2006. (Crédit : AP/Vahid Salemi)
Le dignitaire religieux Ali Akbar Mohtashamipour, au centre, parle lors d'une conférence sur le négationnisme avec le rabbin Moishe Arye Friedman, à gauche, d'Autriche, et le rabbin Ahron Cohen, à droite, d'Angleterre, à Téhéran, en Iran, le 11 décembre 2006. (Crédit : AP/Vahid Salemi)

Ali Akbar Mohtashamipour, un religieux chiite qui, en tant qu’ambassadeur d’Iran en Syrie, a participé à la fondation du groupe terroriste libanais du Hezbollah et a perdu sa main droite dans un attentat à la bombe qui aurait été commis par Israël, est décédé lundi des suites du coronavirus, à l’âge de 74 ans.

Proche allié du défunt leader suprême iranien, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, Mohtashamipour a formé, dans les années 1970, des alliances avec des groupes militants musulmans dans tout le Moyen-Orient.

Après la révolution islamique, il a contribué à la création de l’unité paramilitaire des Gardiens de la Révolution en Iran et, en tant qu’ambassadeur en Syrie, a introduit cette force dans la région pour aider à former le Hezbollah.

Dans les dernières années de sa vie, il a progressivement rejoint la cause des réformateurs en Iran, espérant changer la théocratie de la République islamique de l’intérieur. Il a soutenu les leaders de l’opposition Mir Hossein Mousavi et Mahdi Karroubi lors des manifestations du Mouvement vert qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

Mohtashamipour est décédé dans un hôpital du nord de Téhéran après avoir contracté le virus, selon l’agence de presse officielle IRNA.

Celui qui portait un turban noir, qui l’identifiait dans la tradition chiite comme un descendant direct du prophète Mahomet de l’islam, avait vécu dans la ville sainte chiite de Najaf, en Irak, ces dix dernières années après l’élection contestée en Iran.

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