Un résident de Nazareth condamné pour le meurtre de sa femme enceinte
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Un résident de Nazareth condamné pour le meurtre de sa femme enceinte

Awni Amer Ziadat est reconnu coupable du meurtre de son épouse qu'il avait déclaré avoir kidnappée en 2016

Ahlam Ziadat, assassinée par son mari en 2016 alors qu'elle était enceinte. (Autorisation)
Ahlam Ziadat, assassinée par son mari en 2016 alors qu'elle était enceinte. (Autorisation)

Un homme a été déclaré coupable lundi, par le tribunal de district de Nazareth, du meurtre de sa femme enceinte il y a plus de trois ans, même si son corps n’a jamais été retrouvé.

Awni Amer Ziadat a été reconnu coupable du meurtre de son épouse, Ahlam Ziadat, qui était dans un état de grossesse avancé, le 24 novembre 2016, pendant de courtes vacances dans la ville voisine de Nazareth Illit.

Il a été condamné par visioconférence en raison de la crise du coronavirus.

Au moment de la disparition d’Ahlam, son mari avait rapporté qu’elle avait été kidnappée, mais les images de vidéosurveillance découvertes par la suite l’ont montré quittant la location de vacances, transportant le corps apparemment sans vie de sa femme. Selon l’acte d’accusation, il l’a étranglée à mort.

Awni Amer Ziadat, condamné par le tribunal de Nazarath pour le meurtre de son épouse Ahlam en ont guéri.016, comparaît en visioconférence en raison du coronavirus, le 8 juin 2020 (Capture écran/Kann)

Awni Amer Ziadat aurait prémédité le meurtre de sa femme.

Après le meurtre, celui-ci se serait rendu chez sa sœur à Nazareth et aurait demandé des outils qu’il pourrait utiliser pour cacher le corps. Après avoir dissimulé le corps, il est retourné chez sa sœur et s’est vanté d’avoir étouffé sa femme et que son corps ne serait jamais retrouvé.

Le lendemain, il a rendu visite à la mère et à la sœur de sa femme, et leur a dit qu’elle avait été kidnappée. Il s’est également rendu au poste de police et a signalé l’enlèvement fabriqué de toutes pièces, disant que son épouse avait été enlevée alors qu’ils se rendaient en voiture de Haïfa à Nazareth.

Awni Amer Ziadat a été acquitté de l’accusation d’enlèvement.

Le meurtre a créé un précédent juridique, marquant la première fois en Israël qu’un homme était accusé d’avoir tué sa femme alors qu’il n’y avait pas de corps et qu’il n’avait pas avoué le crime.

Dans les années qui ont suivi le meurtre d’Ahlam, la société israélienne a pris conscience du problème de la violence envers les femmes dans le pays.

Depuis le début des mesures de confinement en mars pour endiguer la propagation du coronavirus, huit femmes ont été assassinées, et la police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique.

Des milliers de personnes ont protesté à Tel-Aviv la semaine dernière contre cette tendance, demandant au gouvernement d’agir pour mettre fin à la violence envers  les femmes.

Les Israéliens manifestent contre les violences faites aux femmes à Tel Aviv, le 1er juin 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Les organisateurs de la manifestation ont dénoncé le fait que la plupart des 250 millions de shekels (64 millions d’euros) approuvés en 2017 pour les programmes nationaux de prévention de la violence domestique n’avaient pas encore été alloués.

La semaine dernière également, le ministère de la Protection sociale et des services sociaux a publié des chiffres faisant état d’une augmentation de 112 % du nombre de plaintes pour violence domestique reçues par sa ligne d’assistance téléphonique d’urgence en mai par rapport à avril.

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