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Un risque de cancer plus grand pour les bébés nés de FIV, selon une étude israélienne

Une recherche de l'université Ben-Gourion montre que l'incidence de cancers pédiatriques est plus grande parmi les 'bébés éprouvettes' que chez les enfants conçus naturellement

Photo d'illustration d'un laboratoire de fécondation in-vitro. (Crédit : CC BY-SA, Jayesh Amin, Wikimedia Commons)
Photo d'illustration d'un laboratoire de fécondation in-vitro. (Crédit : CC BY-SA, Jayesh Amin, Wikimedia Commons)

Les bébés nés de mères ayant subi des traitements contre la fertilité ont davantage de risque de développer des types variés de cancers et tumeurs pédiatriques, ont découvert les chercheurs de l’université Ben-Gourion du Negev (BGU), recommandant un suivi de leur santé particulier.

Selon l’American Cancer Society, les cancers et tumeurs pédiatriques les plus communs, ou néoplasmes, sont la leucémie, les tumeurs du cerveau et de la moelle épinière, les néphrosarcomes, les neuroblastomes et les lymphomes, notamment de type Hodgkinien ou non-Hodgkinien.

L’étude réalisée par la BGU, qui a été publiée dans l’édition du mois de mars du journal scientifique American Journal of Obstetrics & Gynecology, s’appuie sur l’analyse du parcours sanitaire de bébés nés entre 1991 et 2013 au centre médical universitaire de Soroka à Beer Sheva, en Israël, qui ont été suivis jusqu’à l’âge de 18 ans.

« En Israël, toutes les interventions relatives à la fertilité, dont la fécondation in-vitro (FIV) et l’induction de l’ovulation (IO), sont entièrement couvertes par les assurances, ce qui permet aux citoyens de tous les milieux d’accéder à ces traitements », explique le professeur Eyal Sheiner, vice-doyen de la faculté des Sciences de la santé de la BGU (FOHS).

Sur les 242 187 nouveaux-nés étudiés, 237 863 (98,3 %) ont été conçus de manière spontanée tandis que 2 603 (1,1 %) étaient issus d’une fécondation in vitro et 1 721 (0,7 %) étaient nés de traitements de déclenchement d’ovulation.

Au cours de la période de suivi d’approximativement 10,6 ans, 1 498 néoplasmes (0,6 %) ont été diagnostiqués. Le taux d’incidence pour les néoplasmes s’est révélé plus élevé parmi les enfants issus d’une FIV et quelque peu inférieur pour ceux nés d’une induction d’ovulation en comparaison aux enfants qui avaient été conçus de façon naturelle.

« La recherche conclut que l’association entre la FIV et les néoplasmes et tumeurs malignes pédiatriques est significative », a indiqué Sheiner.

« Avec un nombre croissant d’enfants conçus par le biais de traitements de la fertilité, il est important de suivre leur santé ».

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