Une commission de la Knesset vote en faveur de l’immunité de Gotliv
L'octroi de l’immunité pénale à la députée du Likud, qui avait révélé l’identité d’un agent du Shin Bet, doit encore être soumis à l'assemblée plénière pour approbation finale
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La commission de la Chambre de la Knesset a voté lundi, par 11 voix contre 3, l’octroi de l’immunité pénale à la députée (Likud) Tally Gotliv, poursuivie pour avoir révélé l’identité d’un officier de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, à l’issue d’une séance houleuse.
Le bureau de la procureure générale, Baharav-Miara, avait annoncé le mois dernier la mise en accusation de Gotliv pour des messages sur les réseaux sociaux datant de 2024, dans lesquels elle identifiait le compagnon de la cheffe de file des manifestations anti-gouvernement, Shikma Bressler, comme un agent du Shin Bet. Elle avait également relayé des théories du complot infondées, le liant au Hamas, et elle avait insinué qu’il portait une partie de la responsabilité du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023.
Gotliv ne nie pas avoir révélé l’identité de l’officier, et affirme, au contraire, que ses actions étaient justifiées.
La décision, qui a été soutenue à l’unanimité par les membres de la coalition au sein de la commission, sera désormais soumise à l’assemblée plénière de la Knesset pour approbation finale. Toute immunité accordée expirera toutefois à l’issue du mandat de l’actuelle Knesset, dans les semaines à venir.
La séance de lundi était la troisième d’une série d’audiences houleuses sur cette affaire. La première s’est tenue la semaine dernière, alors que la plupart des activités de la Knesset étaient suspendues en raison des tirs de missiles iraniens, qui ont contraint les Israéliens à se réfugier à plusieurs reprises dans des abris. La deuxième audience a eu lieu quelques jours plus tard.
Les débats ont été dominés par de longues attaques de Gotliv et d’autres députés de la coalition contre la procureure générale, ainsi que par la promotion de théories du complot liant le pouvoir judiciaire, les manifestants anti-gouvernement et les responsables militaires et de la sécurité aux attaques du 7-Octobre.
Ce spectacle est intervenu alors que le Likud se prépare aux primaires du parti, qui sont prévues d’ici la fin du mois de juillet. De nombreux députés sont impatients de renforcer leur position auprès de la base du parti, pour laquelle Baharav-Miara est présentée comme la principale adversaire politique du gouvernement et qui est régulièrement tenue pour responsable des nombreux maux dont souffre le pays.
Depuis ses premières semaines au pouvoir, le gouvernement actuel est en conflit avec Baharav-Miara et ne cesse de la dénigrer, principalement en raison de son opposition aux efforts visant à affaiblir le contrôle judiciaire et à limiter les autres freins au pouvoir exécutif.
La coalition a voté sa destitution l’an dernier, mais cette décision a été suspendue par la Haute Cour.
Elle fait désormais avancer deux projets de loi controversés qui limiteraient les pouvoirs du procureur général et rendraient plus difficile la mise en accusation de hauts fonctionnaires.
la Communauté du Times of Israël !







