Une montre au cadran hébraïque d’une victime du Titanic mise aux enchères
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Une montre au cadran hébraïque d’une victime du Titanic mise aux enchères

Vendredi matin, les enchères en ligne sur cet objet ayant appartenu à un immigrant juif russe atteignaient 9 500 euros

Une montre de poche avec des lettres hébraïques sur le cadran qui appartenait à un immigrant juif russe mort à bord du Titanic. (Twitter via JTA)
Une montre de poche avec des lettres hébraïques sur le cadran qui appartenait à un immigrant juif russe mort à bord du Titanic. (Twitter via JTA)

Une montre de poche dont le cadran est fait à partir de lettres hébraïques et qui a appartenu à un immigrant juif russe mort à bord du Titanic a été mise aux enchères.

Heritage Auctions devait vendre ce samedi la montre lors d’une vente aux enchères publiques organisée à son siège, à Dallas.

Les enchères en ligne avaient commencé dès vendredi matin et atteignaient déjà les 11 000 dollars (9 500 euros). Le dos de la montre illustre Moïse portant les Dix Commandements.

Son propriétaire, Sinai Kantor, était un immigrant de Russie qui se rendait à New York avec son épouse Miriam, qui a elle survécu au naufrage du Titanic lors du voyage inaugural du paquebot en 1912. Le paquebot britannique possédait une cuisine casher.

Des documents, y compris une lettre rédigée par un descendant de Kantor, attestent de l’histoire de la montre, a rapporté Religion News.

Le Titanic, le jour de son départ de Southampton, en Angleterre. (Capture d’écran : YouTube)

Kantor, fourreur de métier qui souhaitait étudier la médecine en Amérique, avait 34 ans lorsque lui et son épouse, qui voulait également devenir médecin, sont montés à bord du paquebot à Southampton, en Angleterre. Ils venaient de Vitebsk, aujourd’hui une ville située dans le nord-ouest de la Biélorussie. Sa femme a survécu au naufrage.

Le couple a payé 26 livres sterling (l’équivalent d’environ 3 150 euros aujourd’hui) pour leur billet. Le bateau transportait 285 passagers en seconde classe.

Jonathan Sarna, professeur d’histoire juive américaine à l’université Brandeis, a déclaré au site Religion News que le fait de voyager sur un navire comme le Titanic aurait permis aux Kantor d’esquiver les questions compliquées des douanes à Ellis Island et sur le port, où ils auraient dû compter sur leur statut et leur richesse pour faciliter le processus d’immigration.

La veuve de Kantor a reçu les vêtements de son mari, son passeport russe, son cahier, son télescope, son tire-bouchon, sa « montre en argent et son bracelet » et sa monnaie russe, allemande et anglaise le 24 mai 1912.

Kantor est enterré au cimetière Mount Zion dans le Queens, selon Eli Moskowitz, chercheur israélien sur le Titanic, auteur d’un livre sur les Juifs du Titanic.

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