Une ONG dénonce l’ONU qui critique Israël sur la vaccination des Palestiniens
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Une ONG dénonce l’ONU qui critique Israël sur la vaccination des Palestiniens

Selon UN Watch, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU déforme les faits en prétendant que Jérusalem discrimine les Palestiniens en matière de distribution de vaccins

Le Palais des Nations à Genève, en Suisse, siège du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. (CC BY-SA Henry Mühlpfordt/Wikipedia)
Le Palais des Nations à Genève, en Suisse, siège du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. (CC BY-SA Henry Mühlpfordt/Wikipedia)

L’ONG pro-israélienne UN Watch a accusé le Conseil des droits de l’homme des Nations unies de déformer « les faits et le droit » dans sa critique d’Israël.

Lors d’un débat général cette semaine, certains membres du Conseil ont accusé Israël de pratiquer l’“apartheid” et d’adopter une approche « raciste » en ne subvenant pas aux besoins médicaux des Palestiniens.

Les organisations de défense des droits de l’homme prétendent que le droit international exige qu’Israël, en tant que puissance occupante, fournisse des vaccins aux Palestiniens. Israël rejette l’idée qu’il occupe un territoire palestinien, estimant que la Cisjordanie est un territoire « disputé ». Les responsables israéliens ont également mis en avant les accords bilatéraux passés entre Israël et les Palestiniens qui attribuent la responsabilité des soins de santé à l’Autorité palestinienne, notamment avec Oslo.

UN Watch a déclaré dans un communiqué que ces accusations « déforment à la fois les faits et la loi ».

« La vérité est que tous ceux qui font partie du système de santé israélien, y compris deux millions d’Arabes israéliens et des centaines de milliers d’Arabes palestiniens qui vivent à Jérusalem-Est, ont droit au vaccin. Ceux qui ne font pas partie du système de santé israélien, qu’il s’agisse d’Arabes vivant sous le régime de l’AP ou de Juifs en Israël qui sont des touristes, ne sont pas admissibles. La race n’a rien à voir avec cela ».

S’adressant au conseil mercredi, l’activiste arabe israélien Yoseph Haddad a déclaré que les accusations selon lesquelles le programme de vaccination d’Israël est raciste et discriminatoire sont sans fondement.

« C’est faux », a-t-il déclaré. « Comme moi, ma famille, mes amis et des centaines de milliers d’autres Arabes israéliens ont été vaccinés ».

« L’État d’Israël mène des campagnes en arabe pour nous encourager, nous les Arabes israéliens, à nous faire vacciner, et le SAMU national d’Israël Magen David Adom, composé de Juifs et d’Arabes, travaille directement dans les communautés arabes pour vacciner », a-t-il déclaré.

« Toute tentative de prétendre que la politique israélienne en matière de vaccins est raciste est une tentative flagrante de salir Israël et de détourner l’attention de la corruption des nations de ce même conseil. »

M. Haddad est le PDG de l’organisation Together Vouch for Each Other qui s’efforce de relier le secteur arabe à la société israélienne. Il blogue parfois pour le Times of Israel.

Au début du mois, Israël a lancé une grande campagne visant à vacciner contre le coronavirus quelque 122 000 Palestiniens qui travaillent en Israël et dans les implantations.

« C’est vraiment une opportunité qui n’est pas encore disponible pour tout le monde. Je suis très heureux d’avoir eu cette opportunité, et j’espère que tout le monde pourra bientôt en profiter », a déclaré Ahmad Atwan, 31 ans, qui travaille dans la construction près de Beit Shemesh.

Israël a fortement critiqué le Conseil des droits de l’homme au fil des ans, affirmant qu’il se concentre de manière disproportionnée sur l’État juif tout en ignorant les abus commis par des régimes et des gouvernements autocratiques – et en les acceptant même comme membres.

L’ancien président américain Donald Trump s’est retiré du conseil en 2018 en raison précisément de l’attention disproportionnée qu’il porte à Israël et parce qu’il n’a pas respecté une longue liste de réformes exigées par l’ambassadrice américaine aux Nations unies de l’époque, Nikki Haley.

Sous la nouvelle administration Biden, les États-Unis ont annoncé leur retour au sein du conseil, tout en soulignant que celui-ci était « imparfait et devait être réformé ».

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