Une ONG israélienne dit qu’une expérience prouve le biais anti-Israël de Facebook
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Une ONG israélienne dit qu’une expérience prouve le biais anti-Israël de Facebook

Une expérience de l'Israel Law Center montre que le réseau social interdit l'incitation à la haine anti-palestinienne, tandis que la haine anti-israélienne reste en ligne

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Une image mise en ligne par Shurat HaDin - Israel Law Center sur une page Facebook anti-israélienne dans le cadre de son expérience (Capture d'écran)
Une image mise en ligne par Shurat HaDin - Israel Law Center sur une page Facebook anti-israélienne dans le cadre de son expérience (Capture d'écran)

Une expérience conçue et réalisée par l’ONG Israel Law Center (Shurat HaDin) vise à montrer que dans l’aréne du conflit israélo-palestinien sur Facebook, les dés sont pipés contre Israël.
 
Dans un test simple, l’organisation a suivi deux pages Facebook existantes – une pro-israélienne, et une pro-palestinienne – et posté sur chacune du contenu plein de violence et d’incitation à la haine.

« Devinez quelle page Facebook a été retirée pour violation des règles contre l’incitation à la haine », a déclaré l’avocate Nitzana Darshan-Leitner, qui dirige l’organisation.

« Avec plus de 30 Israéliens tués dans des attaques terroristes depuis octobre – avec dans la plupart des cas, les meurtriers recevant encouragement et motivation des médias sociaux – il est choquant que Facebook continue à ignorer les cas d’incitation à la violence contre les Israéliens, tout en réagissant rapidement à son obligation de supprimer d’autres exemples d’incitation lorsqu’il juge opportun de le faire, comme nous l’avons montré dans cette expérience », a-t-elle dit.

L’organisation, qui se spécialise dans la lutte contre les groupes terroristes et leurs partisans dans l’arène juridique – l’Iran doit à ses clients plus d’un milliard de dollars dans des jugements rendus par des tribunaux américains pour le soutien de Téhéran au terrorisme du Hezbollah – poursuit également Facebook, pour ne pas empêcher l’utilisation de sa plate-forme à des fins de promotion du terrorisme.

Shurat HaDin a accusé Facebook de négliger les plaintes d’incitation à la violence contre les Israéliens et les Juifs, ainsi que d’encourager passivement les attaques terroristes en omettant de retirer les messages qui appellent à la violence.

Dans un exemple de la mi-octobre, Shurat HaDin a déclaré qu’un Palestinien de 19 ans, « Mohammed Halabi, a publié un message sur sa page Facebook indiquant que la Troisième Intifada avait éclaté et que la guerre actuelle est menée pour la mosquée Al-Aqsa. Le lendemain, Halabi a poignardé et tué Aharon Benet z’l et le rabbin Nehemia Lavi z’l».

« Il existe de nombreux exemples. En général, Facebook est inondé de nombreux messages soutenant les terroristes, « et la plate-forme ignore constamment les demandes d’intervention pour empêcher la publication de tels messages », selon l’organisation.

Une image postée par Shurat Hadin - Israel Law Center sur une page Facebook anti-israélienne dans le cadre de son expérience (Capture d'écran)
Une image postée par Shurat Hadin – Israel Law Center sur une page Facebook anti-israélienne dans le cadre de son expérience (Capture d’écran)

Dans l’essai mené par Shurat HaDin à la fin décembre, l’ONG a traqué deux pages avec des noms similaires et à des fins similaires, mais opposées, l’une appelée « Stoppez les Israéliens » et l’autre, « Stoppez les Palestiniens. »

Le groupe a publié des messages pertinents, laids et haineux de la même façon sur les deux groupes, dans lequel le langage, les images et les messages ont été utilisés de façon égale.

Ainsi, l’ONG a posté des messages sur le groupe pro-palestinien qui comprenait des textes comme « les Sionistes grignotent la Palestine morceau par morceau et le monde est silence. nous allons les arrêter par tous les moyens que nous avons à disposition », en conservant la ponctuation et le style commun à un grand nombre de ces posts. Sur la page pro-Israël, le groupe a posté des messages qui disaient des choses comme « Le Grand Israël devrait revenir bientôt des mains de l’ennemi musulman à la souveraineté juive ! Nous allons faire tout notre possible. »

Une image postée par Shurat Hadin - Israel Law Center sur une page Facebook anti-israélienne dans le cadre de son expérience (Capture d'écran)
Une image postée par Shurat Hadin – Israel Law Center sur une page Facebook anti-israélienne dans le cadre de son expérience (Capture d’écran)

Montant les choses en puissance, le test a continué avec de la haine non-masquée et des appels à la violence. Les messages dans cette phase incluait « Vengeance contre l’ennemi juif qui menace Al-Aqsa! Mort à tous les Juifs !, » et « Vengeance contre l’ennemi arabe. Mort à tous les Arabes ! », avec des images – certaines désormais célèbres, d’autres nouvelles – pour illustrer les points de vue.

Après plusieurs jours, Shurat HaDin a déposé des plaintes contre les deux pages pour incitation à la haine, en utilisant la procédure de plainte standard de Facebook. Le résultat : « Stoppez les Palestiniens » a été retirée parce que, comme Facebook l’a dit le groupe en réponse à la plainte, elle « contenait une menace crédible de violence et viole nos normes communautaires ». Quant à la page « Stoppez les Israéliens », elle ne violait rien, et n’a pas été effacée, a déclaré Darshan-Leitner.

Une image postée par Shurat Hadin - Israel Law Center sur une page Facebook anti-palestinienne dans le cadre de son expérience (Capture d'écran)
Une image postée par Shurat Hadin – Israel Law Center sur une page Facebook anti-palestinienne dans le cadre de son expérience (Capture d’écran)

En conséquence, a déclaré Darshan-Leitner, « Nous exigeons que Facebook commence à retirer de manière proactive les messages qui encouragent le terrorisme palestinien sur ses pages. Ils peuvent utiliser leur technologie de pointe pour rechercher et supprimer les appels aux meurtres d’Israéliens, et retirer les images et vidéos qui encouragent la terreur contre les Juifs. Notre enquête montre clairement que quand il s’agit d’incitation contre les Palestiniens, Facebook est clairement capable de le faire – et nous exigeons que Facebook agisse de la même façon en ce qui concerne l’incitation à la violence contre les Israéliens ».

Dans un communiqué, un porte-parole de Facebook a déclaré que la société « ne tolère pas les discours de haine, notamment contre les personnes sur la base de leur nationalité. Nous passons en revue tous les signalements et retirons de tels contenus. Ces deux pages ont été retirées de Facebook ».

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