Venu du Québec, Pierre Boivin veut apprendre la « vision » économique israélienne
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Venu du Québec, Pierre Boivin veut apprendre la « vision » économique israélienne

Le PDG de Claridge accompagnait le Premier ministre de la province Philippe Couillard lors d'une récente visite officielle

Pierre Boivin, PDG de la société d'investissement Claridge (Crédit: capture d'écran Youtube/Le Cercle candien de Montréal)
Pierre Boivin, PDG de la société d'investissement Claridge (Crédit: capture d'écran Youtube/Le Cercle candien de Montréal)

Lors de son récent voyage en Israël, le Premier ministre québécois Philippe Couillard avait pris dans ses bagages l’homme d’affaires Pierre Boivin, grand promoteur au Québec du modèle de développement économique israélien.

Le journal La Presse lui a demandé quelles sont les raisons de cultiver des liens plus forts avec Israël. Il s’agit d’abord « d’apprendre, » explique Boivin, non pas seulement de développer ou de nouer de nouveaux partenariats commerciaux, technologiques et scientifiques.

« Il y a un intérêt et une curiosité de bien comprendre comment Israël a réussi son développement économique, son développement industriel et surtout son écosystème en technologie, » explique-t-il.

« Tout le monde comprend l’importance d’Israël en matière d’innovation, ajoute l’homme d’affaires (…). Je pense que cette mission cherche à mieux comprendre la structure de l’économie israélienne, l’éco-système de développement des technologies. Pourquoi un pays de 8 millions d’habitants réussit-il à avoir plus de prix Nobel par habitant que tout autre pays au monde, plus de brevets par habitant que tout autre pays au monde, y compris la Silicon Valley ».

Il donne quelques éléments de réponses. Tout cela découle d’abord « d’une vision » générale, et d’une volonté de coordonner tous les acteurs concernés par un même objectif. Israël a été contraint de créer de la richesse, puisque le pays n’avait pas de ressources propres, contrairement à un pays comme le Canada.

Ainsi la première chose à apprendre, selon Boivin, c’est d’avoir cette « vision ». Grâce à elle, les Israéliens « se sont assurés de créer, par leur politique publique, par leur politique fiscale, par leur politique d’investissement, par leurs relations avec [le] Technion et les universités, ils ont créé de fortes écoles de formation et ils ont créé toutes sortes de programmes d’encouragement à l’investissement et à l’entrepreneuriat. »

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