Vigile noyé en France: la justice israélienne autorise l’extradition d’un accusé
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Vigile noyé en France: la justice israélienne autorise l’extradition d’un accusé

Dan Lampel est accusé d'avoir pris à partie Saïd Bourarach au moment de la fermeture du magasin. L'homme avait sauté dans l'eau pour échapper à son agresseur

Illustration. Des menottes dans un tribunal. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)
Illustration. Des menottes dans un tribunal. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

La justice israélienne a ouvert la voie à l’extradition vers la France d’un Franco-Israélien condamné avec trois autres hommes pour la mort d’un vigile qu’ils avaient poursuivi le long d’un canal de la région parisienne où il s’était noyé, a-t-elle indiqué mercredi.

Dan Lampel, 24 ans lors du procès de mars 2015 où il était le principal accusé, y avait été condamné à neuf ans de prison. Comparaissant libre, il avait disparu le jour du verdict, et la cour avait délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

Selon un communiqué du ministère israélien de la Justice, Dan Lampel, qui a la double nationalité, a trouvé refuge en Israël.

Les autorités françaises ont demandé son extradition, et un tribunal de Jérusalem l’a déclaré extradable le 27 septembre 2017. La Cour suprême a rejeté mardi son recours contre cette décision, a dit le ministère mercredi dans un communiqué.

L’affaire avait suscité une vive émotion à l’époque. Dan Lampel y était le principal mis en cause. Il était accusé d’avoir pris à partie Saïd Bourarach, vigile d’un magasin de bricolage à Bobigny, le 30 mars 2010, parce qu’il voulait acheter un pot de peinture et que le magasin allait fermer.

Dan Lampel, armé d’une manivelle de cric, ainsi que son frère, un cousin et un ami appelés en renfort, auraient agressé le vigile. Poursuivi par ses assaillants le long du canal de l’Ourcq, celui-ci, un père de famille marocain de 35 ans, avait sauté dans l’eau et s’était noyé.

La cour d’assises de Seine-Saint-Denis avait reconnu les quatre hommes coupables de violences avec arme et en réunion ayant entraîné la mort. Elle avait prononcé des peines de quatre, cinq, six et neuf ans de prison. L’un des quatre hommes ne s’était pas présenté au procès.

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