Warren provoque Adelson, continue d’attaquer Bloomberg
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Warren provoque Adelson, continue d’attaquer Bloomberg

La candidate démocrate a réservé une page dans le journal du milliardaire juif pour souligner son intention de taxer sa fortune

La candidate démocrate à l'investiture présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren (Massachusetts) s'adresse à une foule devant le Francis Marion Performing Arts Center, le 26 octobre 2019 à Florence (Caroline du Sud). (Crédit : Sean Rayford/Getty Images/AFP)
La candidate démocrate à l'investiture présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren (Massachusetts) s'adresse à une foule devant le Francis Marion Performing Arts Center, le 26 octobre 2019 à Florence (Caroline du Sud). (Crédit : Sean Rayford/Getty Images/AFP)

Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidence, a publié jeudi une annonce dans un journal appartenant au magnat des casinos Sheldon Adelson, soulignant son intention de taxer la fortune du milliardaire.

L’annonce d’une page entière parue dans le Las Vegas Review-Journal indique que ce dernier paierait 2,3 milliards de dollars la première année d’imposition sur la fortune, selon la proposition de Warren. Cette somme représente moins de 6 % de la richesse d’Adelson, qui s’élève à 39,6 milliards de dollars, note l’annonce.

L’encart indique que les fonds pourraient aller à l’annulation de la dette des étudiants du Nevada, aux soins de santé et à l’éducation. Les caucus démocrates du Nevada se sont tenus samedi.

Sheldon Adelson avait acheté le quotidien en 2015 pour 140 millions de dollars.

C’est Jon Ralston, journaliste au Nevada Independent, qui a remarqué en premier le message de campagne.

Adelson est un important donateur républicain, un fervent partisan du président Donald Trump, et aurait l’intention de dépenser 100 millions de dollars pour l’élection et la réélection de ce dernier.

Le magnat juif des casinos a applaudi la grâce accordée mardi par Donald Trump au roi des obligations à haut risque des années 1980 et philanthrope juif, Michael Milken.

Dans un tweet d’octobre 2018, Warren avait qualifié Adelson d’être l’ « un des copains milliardaires de Trump » et laissé entendre que le président avait fait pression sur le gouvernement japonais pour qu’il permette à l’homme d’affaires d’ouvrir un casino au Japon en échange d’une contribution de 20 millions de dollars à Trump en 2016.

La sénatrice du Massachusetts a adopté une position plus agressive ces derniers jours, alors qu’elle se bat pour la survie de sa campagne dans un contexte de soutien déclinant et de mauvais résultats dans les premières primaires.

Lors du débat démocrate de mercredi, Warren a attaqué le milliardaire juif et candidat à la présidence Mike Bloomberg sur sa richesse, le traitement qu’il a réservé à ses employés, ses commentaires prétendument sexistes et ses états de service en tant que maire de New York.

Au début du débat, Warren a qualifié Bloomberg de « milliardaire qui traite les femmes de grosses nanas et de lesbiennes à face de cheval ».

Les attaques de Warren et d’autres candidats, et certaines des réponses peu convaincantes de Bloomberg, ont soulevé des questions sur l’avenir de sa campagne.

L’ancien maire, qui est entré tardivement dans la course aux primaires, a dépensé des millions de dollars pour mener une campagne publicitaire agressive.

Les candidats démocrates à l’investiture présidentielle, l’ancien maire de New York Mike Bloomberg, et la sénatrice Elizabeth Warren, discutent avant un débat des primaires démocrates le 19 février 2020, à Las Vegas, organisé par NBC News et MSNBC. (Crédit : AP Photo/John Locher)

Warren a poursuivi ses invectives contre le milliardaire jeudi, en déclarant à ses partisans en dehors de Las Vegas que « la nuit dernière a été très amusante » parce que Bloomberg a été mis face à ses responsabilités.

« J’en ai vraiment assez des milliardaires, quel que soit leur parti, qui pensent que les règles ne s’appliquent pas à eux », a dénoncé la sénatrice.

Lors du débat, Warren a fait pression sur Bloomberg pour qu’il dise combien d’accords de confidentialité a signés son entreprise pour empêcher les salariées femmes victimes de harcèlement de parler.

Elle a déclaré que lorsque les femmes se plaignent, Bloomberg peut « mettre un peu d’argent par-dessus, mettre un petit bâillon dans la bouche de la femme ».

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