Rechercher

Washington maintiendra les sanctions contre le CGRI, avec ou sans accord nucléaire

Alors que l'Iran exige que les Gardiens de la Révolution soient retirés de la liste noire américaine, Robert Malley affirme que la "perception" des Etats-Unis restera inchangée

Sur cette photo d'archive du 20 juin 2021, Robert Malley, envoyé spécial des États-Unis pour l'Iran, est à Vienne, en Autriche. (Crédit : AP/Florian Schroetter)
Sur cette photo d'archive du 20 juin 2021, Robert Malley, envoyé spécial des États-Unis pour l'Iran, est à Vienne, en Autriche. (Crédit : AP/Florian Schroetter)

Les Etats-Unis maintiendront les sanctions contre les Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée idéologique de la République islamique, même en cas d’accord sur le nucléaire, a déclaré dimanche l’émissaire américain pour l’Iran, Robert Malley, lors du Forum de Doha au Qatar.

Ils « resteront sanctionnés en vertu de loi américaine et notre perception (à leur égard) sera toujours la même », a déclaré le diplomate, alors que Téhéran exige des Etats-Unis qu’ils retirent les Gardiens de la Révolution de leur liste des organisations terroristes.

Samedi, l’Iran a confirmé que ce retrait figurait parmi les points encore en discussion dans les négociations pour relancer l’accord sur le nucléaire iranien.

A Doha, où sont réunis des dirigeants politique et du monde de l’économie, Robert Malley a prévenu qu’un accord n’était ni « inévitable » ni « tout proche ».

« Nous sommes assez proches », a-t-il déclaré à propos des négociations, mais « nous sommes assez proches maintenant depuis un certain temps. Et je pense que cela vous dit tout ce que vous devez savoir sur la difficulté des questions » abordées.

Egalement présent à Doha, Kamal Kharazi, ancien ministre iranien des Affaires étrangères et désormais conseiller du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a fait valoir que les Gardiens de la Révolution étaient « l’armée nationale et l’armée nationale ne peut pas être placée sur la liste d’organisations terroristes ».

Sur cette photo du 22 septembre 2018, des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) d’Iran défilent lors du défilé militaire annuel marquant l’anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l’Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran. (Stringer/AFP)

Téhéran est engagé depuis plusieurs mois dans des pourparlers à Vienne avec la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne pour sauver l’accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

En échange, la République islamique, qui a toujours démenti vouloir se doter de l’arme atomique, cherche à obtenir la levée des sanctions qui asphyxient son économie.

Les Etats-Unis participent indirectement aux pourparlers de Vienne depuis leur retrait de l’accord en 2018, décidé par le président d’alors, Donald Trump, avec le rétablissement des sanctions contre l’Iran la clé. En réaction, les Iraniens s’étaient progressivement affranchi des limites imposées à son programme nucléaire.

Le coordinateur de l’Union européenne (UE) chargé de superviser les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, se trouve dimanche à Téhéran où il doit rencontrer son homologue iranien, Ali Baghéri.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a déclaré samedi en marge du Forum de Doha que la conclusion d’un accord sur le nucléaire iranien était une « affaire de jours ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...