La mairie de Jérusalem est sur le point d’approuver la construction de centaines de logements à Jérusalem Est cette semaine, à peine quelques jours après l’adoption de la résolution par le Conseil de Sécurité – qui a excédé Israël – qualifiant les constructions de « violation flagrante du droit international ».

Durant la réunion, le Comité de planification et de construction du district de Jérusalem devrait donner son feu vert pour la construction de 618 unités de logements. 140 seront à Pisgat Zeev, 262 à Ramat Schlomo, et 216 à Ramot, selon un article dans le quotidien Haaretz.

Cette réunion, destinée à l’approbation de la construction de ces logements initialement prévue pour vendredi, a été reportée suite au vote de la résolution 2334 par le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui a qualité toutes les constructions au-delà de la Ligne verte – les terres situées au-delà des frontières de 1949 qu’Israël a annexées durant la guerre des Six jours, en 1967 – comme illégales, y compris dans Jérusalem.

Bien que Jérusalem soit la capitale d’Israël, la construction au sein de la ville est depuis longtemps condamnée par la communauté internationale, qui ne reconnaît pas l’annexion de la moitié de la ville par Israël. Israël maintient que la ville est unifiée et qu’il jouit du droit de construire dans tous les quartiers de la capitale.

La Commission de zonage du district de Jérusalem doit également se réunir mercredi pour délibérer sur la construction de 5 600 logements à Jérusalem Est, donc 2 600 à Gilo, 2 600 à Givat Hamatos et 400 à Ramot, selon Israel Hayom.

La construction à Givat Hamatos, un flanc de colline faiblement peuplé au sud de Jérusalem n’a pas pu se faire à cause d’une ferme opposition de la communauté internationale. Le détracteurs d’Israël avaient déclaré que l’ajout de maisons israéliennes sépareraient le quartier palestinien de Beit Safaa des autres quartiers palestiniens de Cisjordanie, ce qui compliquerait la division de portions de Jérusalem Est du reste de la ville.

Givat Hamatos neighborhood (screen grab from YouTube)

Le quatier de Givat Hamatos (Crédit : capture d’écran YouTube)

La mairie de Jérusalem voit en l’investiture du président élu Donald Trump une opportunité pour une reprise des constructions à Jérusalem Est, qui a été ralentie à cause de la pression exercée par l’administration Obama.

Ir Amim, une ONG basée à Jérusalem qui surveille la construction israélienne à Jérusalem Est a publié sur Twitter lundi qu’au cours des 6 dernières semaines, plus de 1 000 logements ont été approuvés à Jérusalem Est, ce qui est deux fois plus que l’an dernier.

Le maire de Jérusalem Nir Barkat (à gauche)et son adjoint Meir Turgeman à Jérusalem, le 1 septembre 2013. (Crédit : Yonatan  Sindel/Flash90)

Le maire de Jérusalem Nir Barkat (à gauche)et son adjoint Meir Turgeman à Jérusalem, le 1 septembre 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Meir Turgeman, adjoint au maire de Jérusalem, qui préside également la Commission de zonage du district de Jérusalem a déclaré à Israel Hayom dimanche que la résolution de l’ONU n’affecterait en rien les projets de construction à Jérusalem Est.

« Nous restons impassibles face à ce vote de l’ONU, ou face à n’importe quelle entité qui tenterait de nous dicter une conduite à Jérusalem », a-t-il dit, en ajoutant qu’il « espère que le gouvernement israélien et la nouvelle administration américaine manifesteront leur soutien, afin de rattraper le manque [de construction] des années Obama. »