La Cinquième Commission de l’Organisation des Nations unies devrait décider la semaine prochaine s’il convient d’allouer des fonds pour qu’une proposition du Conseil des droits de l’Homme visant à créer une « liste noire » d’entreprises opérant en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans le plateau du Golan soit mise en œuvre.

La motion du Conseil des droits de l’Homme a été adoptée en mars, avec aucun pays qui n’a voté contre.

La résolution exige que les responsables des droits de l’Homme de l’ONU établissent une base de données de « toutes les entreprises commerciales » qui ont pu ou ont déjà bénéficié de la croissance des implantations israéliennes, a rapporté Haaretz.

La proposition, présentée par l’Autorité palestinienne et les Etats arabes, comprenait une condamnation des implantations et appelait les entreprises à ne pas faire affaire avec les implantations israéliennes.

L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a exprimé sa préoccupation à l’égard de la prochaine décision de la Cinquième Commission et a déclaré que l’Etat juif avait formulé un ensemble de mesures pour lutter contre le vote, a signalé Israel Hayom.

« Nous ne resterons pas silencieux face à cette mesure honteuse », a déclaré Dannon, « la volonté des Nations unies d’établir une liste noire des entreprises juives et des entreprises liées à Israël et de les boycotter rappelle des périodes obscures de l’Histoire », a-t-il ajouté.

« On sait que le Conseil des droits de l’Homme est devenu un organe antisémite et anti-israélien, mais cela ne peut pas être possible que l’ONU continue à contribuer à ce processus surréaliste ».

Alors que les nations de l’Union européenne se sont opposées à la création de la liste, elles n’ont pas voté contre la résolution, en choisissant seulement de s’abstenir. Elle a été adoptée avec 32 pays qui ont voté en faveur de la résolution et 15 qui se sont abstenus.