L’augmentation de la main-d’œuvre orthodoxe a conduit l’agence d’espionnage israélienne à engager un rabbin chargé de délivrer des interprétations religieuses aux employés du Mossad en Israël et à l’étranger.

Selon un article de Maariv, l’autorité rabbinique du Mossad est devenue une figure clef de l’organisation et a dû rendre des décisions d’importance critique sur la loi juive dans le cadre d’opérations d’espionnage au cours des dernières années.

« Il y a de nombreux religieux au sein du Mossad et, au cours des dernières années, leur nombre a augmenté », a déclaré une source interne au quotidien.

« Les questions ne concernent pas seulement la casherout – les aliments autorisés par la religion », ajoute la source. « Parfois, quand vous êtes loin d’ici [d’Israël], des questions se posent sur ce qui est permis et ce qui est interdit. Il peut aussi s’agir de questions sur des activités opérationnelles, qui nécessitent une réponse halakhique. » Parmi les questions soulevées, figurent celles du respect du chabbat et du travail en pays étranger.

Maariv précise que le rabbin-espion a remplacé le grand rabbin de l’armée en tant qu’arbitre des questions relatives à la loi juive au sein du Mossad, mais la date exacte de ce changement n’est pas indiquée.

L’identité du rabbin du Mossad est classée secrète. Toutefois, Maariv a été autorisé à publier qu’il s’agit d’un ancien officier rabbinique des renseignements et de l’armée et qu’il a été nommé à son poste entre 2006 et 2010, à l’époque où le brigadier général Avichai Rontzki était grand rabbin de l’armée.

Les décisions halakhiques du rabbin sont elles aussi classées secrètes, mais en 2010, un rabbin israélien a rendu publique son opinion selon laquelle des femmes agents pouvait avoir des relations sexuelles avec l’ennemi dans l’intérêt national.