Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que son entretien à Moscou avec le président russe Vladimir Poutine visait à empêcher l’Iran de combler le vide laissé par l’Etat islamique (EI) en Syrie et à combattre le terrorisme islamique radical financé par les Iraniens.

« L’une des choses que nous combattons ensemble est le terrorisme islamique radical. Bien sûr, l’an dernier, la lutte contre le terrorisme de l’islam radical sunnite dirigé par l’Etat islamique et Al-Qaïda a connu des progrès considérables et la Russie y a contribué de façon très importante », a déclaré Netanyahu avant sa rencontre avec le président russe.

« Il est évident que nous ne souhaitons pas que cette terreur soit remplacée par le terrorisme chiite islamique radical mené par l’Iran », a-t-il ajouté.

Alors que la Russie a joué un rôle majeur au cours de la dernière année en Syrie en combattant l’Etat islamique et les rebelles syriens, Israël craint que le Kremlin ne permette à l’Iran, allié de la Russie et qui soutient également Bashar el-Assad, de s’implanter en Syrie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017. (Crédit : Pavel Golovkin/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017. (Crédit : Pavel Golovkin/Pool/AFP)

Plus tard, au Kremlin, Netanyahu a remercié Poutine, qui a présenté ses vœux avant la fête juive de Pourim, débutant samedi soir, soulignant que l’Iran moderne menace aujourd’hui les Juifs, tout comme les anciens Perses les avaient menacés à l’époque.

« Il y a 2 500 ans, dans la Perse antique, il y a eu une tentative d’anéantir la nation juive qui a échoué et qui est marquée par ce jour de fête », a déclaré le Premier ministre.

« Aujourd’hui, le successeur de la Perse, l’Iran, souhaite à nouveau anéantir l’Etat juif. Ils sont clairs là-dessus. Ils l’inscrivent sur leurs missiles balistiques », a-t-il signalé.

« Oui, enfin, c’était au Ve siècle avant notre ère », a répondu, ironique, le président russe. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde différent. Alors parlons-en », a-t-il ajouté.

Netanyahu a déclaré que l’Iran était une menace non seulement pour Israël, mais pour toute la région.

« Aujourd’hui, Israël est un Etat avec une armée et nous sommes capables de nous défendre. Mais la menace de l’extrémisme islamique chiite n’est pas seulement une menace pour nous, mais aussi pour toute la région et la paix mondiale. Je sais que nous partageons le désir d’empêcher toute victoire de l’islam radical », a-t-il ajouté.

Netanyahu est en visite éclair à Moscou pour sa troisième rencontre avec Poutine en un an.

Il a été accueilli à l’aéroport par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov. Sur le tarmac, Bogdanov, l’homme fort de Moscou sur le conflit israélo-palestinien, a chaleureusement embrassé son invité israélien.

L’AFP a contribué à cet article.