130 ex-responsables de la Défense appellent Gantz à se retirer du scrutin
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130 ex-responsables de la Défense appellent Gantz à se retirer du scrutin

Les responsables ont écrit une lettre au chef de Kakhol lavan, dont le parti ne franchirait pas le seuil électoral, le suppliant de ne pas faire perdre des votes anti-Netanyahu

Affiches de campagne électorale montrant le leader du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, le long de l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, le 1er février 2021. (Miriam Alster/FLASH90)
Affiches de campagne électorale montrant le leader du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, le long de l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, le 1er février 2021. (Miriam Alster/FLASH90)

Cent-trente anciens officiers de l’armée et ex-hauts-responsables de l’establishment de la Défense ont publié lundi une lettre ouverte adressée à Benny Gantz, dirigeant de Kakhol lavan, l’appelant à ne pas se présenter aux élections du mois prochain, son parti pouvant faire perdre des votes anti-Netanyahu en échouant à franchir le seuil électoral de représentation à la Knesset.

Gantz a répondu en rejetant cet appel et en faisant la promesse de continuer sa campagne.

« Le temps est venu de prendre la dernière décision digne de celle d’un leader en se retirant de cette dangereuse campagne, qui s’achèvera sous le seuil électoral et qui laissera un autre parti à la porte de la Knesset », a dit la lettre, publiée dans des titres majeurs de la presse écrite et adressée à Gantz, ministre de la Défense et ancien chef d’Etat-major de l’armée.

Parmi les personnalités signataires de la lettre, l’ancien chef du Shin Bet Carmi Gillon, l’ex-chef d’Etat-major de Tsahal et ex-Premier ministre Ehud Barak, l’ancien dirigeant du Conseil de sécurité nationale Uzi Arad et l’ex-numéro un du Mossad Danny Yatom (qui a renoncé à se présenter).

La lettre souligne la nécessité de faire tout ce qui est possible pour renforcer les efforts livrés pour écarter le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et elle avertit que la formation de Gantz ferait perdre des voix précieuses si elle échouait à réunir suffisamment de soutiens pour siéger à la Knesset, une possibilité que prédisent les sondages les plus récents.

« Actuellement, il est clair comme le jour que ce n’est pas le virus qui met en péril la vie de la population mais bien cet homme actuellement mis en examen, qui ne se préoccupe que de sa propre vie et de sa gouvernance », note la missive, faisant référence au procès pour corruption en cours de Netanyahu.

« Actuellement, l’ordre du jour exige une autre décision qui réclame du courage », continue-t-elle. « Ne permettez pas que des votes du camp du changement soient perdus… Israël vous en sera reconnaissant ».

« Placez véritablement le pays devant tout le reste », ajoute la lettre, se référant au slogan de campagne de Gantz.

Cette photo composée montre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et Benny Gantz, chef du parti Kakhol lavan, à droite. (Flash90)

S’exprimant lors d’une conférence organisée par le journal Yedioth Ahronoth et par le site d’information Ynet, Gantz a ultérieurement rejeté la lettre ouverte.

Utilisant des termes militaires, l’ex-chef d’Etat-major a estimé que les personnalités à l’origine de l’appel « me tirent dans le dos au lieu de me protéger par des tirs de couverture ».

« Je reste fidèle à mon objectif et je continue », a-t-il continué, disant qu’il préservait la démocratie israélienne en restant dans le gouvernement pour contrer Netanyahu qui, le cas échéant, aurait transformé le pays en « dictature de-facto ».

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