2 Marocains expulsés de France voulaient commettre des « attentats d’envergure »
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2 Marocains expulsés de France voulaient commettre des « attentats d’envergure »

Chantre d'un islam modéré et très en pointe dans la lutte contre le djihadisme, le Maroc a été épargné par des attentats meurtriers

Des policiers patrouillant près de la scène de crime à proximité de la salle de concert au Bataclan le 14 novembre 2015  à Paris, un jour après une série d'attaques coordonnées dans et autour de Paris. les djihadistes de l'Etat Islamique ont revendiqué les attaques de Paris qui ont tué au moins 129 personnes (Crédit :  AFP PHOTO / FRANCK FIFE)
Des policiers patrouillant près de la scène de crime à proximité de la salle de concert au Bataclan le 14 novembre 2015 à Paris, un jour après une série d'attaques coordonnées dans et autour de Paris. les djihadistes de l'Etat Islamique ont revendiqué les attaques de Paris qui ont tué au moins 129 personnes (Crédit : AFP PHOTO / FRANCK FIFE)

Deux Marocains, radicalisés et expulsés de France la semaine dernière vers leurs pays, voulaient commettre des « attentats d’envergure » au nom du groupe Etat islamique (EI) en France et au Maroc, a annoncé jeudi le ministère marocain de l’Intérieur.

« L’enquête menée par le BCIJ (Bureau central d’investigation judiciaire) a révélé leurs orientations terroristes et leur adhésion totale à la stratégie » de Daech (acronyme arabe de l’EI), selon un communiqué du ministère.

« L’un des deux suspects a été recruté par un dirigeant de Daech actif sur la scène syro-irakienne dans le but de coordonner des opérations terroristes d’envergure en France au nom de l’EI », poursuit le texte.

« En parallèle, l’intéressé a adhéré à une large campagne d’incitation auprès des partisans de Daech pour exécuter des opérations terroristes d’envergure au Maroc prenant pour cible des secteurs vitaux et les différents services de sécurité », selon le ministère.

Ces deux ressortissants marocains avaient été expulsés vendredi dernier du territoire français vers leur pays en raison de la « menace grave » qu’ils représentaient pour « l’ordre public », avaient annoncé les autorités françaises.

Chantre d’un islam modéré et très en pointe dans la lutte contre le djihadisme, le Maroc a été épargné par des attentats meurtriers ces quatre dernières années, contrairement à la France et d’autres pays. Le royaume avait été frappé dans le passé quand des attaques avaient fait 45 morts à Casablanca en 2003 et 17 morts sur un site touristique de Marrakech en 2011.

Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur le démantèlement de cellules liées à l’EI et l’arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe ultraradical.

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