2 policiers inculpés pour harcèlement sexuel contre des plaignantes
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2 policiers inculpés pour harcèlement sexuel contre des plaignantes

Les policiers d’Ashdod auraient demandé à une femme de se déshabiller puis l’aurait filmée, ils ont fait des propositions sexuelles à une autre femme

Un policier israélien en uniforme. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Un policier israélien en uniforme. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

L’unité d’enquête interne de la police a accusé lundi deux policiers d’attentat à la pudeur et de harcèlement sexuel.

Les deux policiers d’Ashdod sont accusés d’avoir fait des remarques obscènes à une femme qui était venue porter plainte, lui demandant de se déshabiller, d’avoir pris des photos et une vidéo d’elle, et d’avoir parcouru les photos privées sur son téléphone. D’autre part, l’un des policiers a été enregistré en train de faire des commentaires sexuels à une femme mariée venue au poste de police avec son enfant.

Les deux hommes ont été inculpés par la cour des magistrats de Beer Sheva pour attentat à la pudeur, harcèlement sexuel et violation de confiance.

L’une des femmes était venue au poste de police en septembre dernier pour porter plainte pour un harcèlement téléphonique. Elle avait parlé avec Henri Benisti et Gérard Shitrit dans le bureau de Benisti. Selon la femme, les officiers n’avaient pas écrit les détails de sa plainte mais lui avait conseillé de changer de numéro de téléphone. Benisti aurait ensuite pris son téléphone et cherché ses photos et vidéos, notamment quand elle n’était pas complètement habillée, en montrant certaines à Shitrit.

Par la suite, selon l’inculpation, les deux policiers lui ont demandé de se déshabiller, ce qu’elle a fait, et se sont engages dans une discussion obscène avec elle à propos de son corps, de ses préférences sexuelles et de ses relations avec son mari. Benisti a pris plusieurs photos et vidéos indécentes de la femme, puis les a envoyés par WhatsApp à Shitrit.

Trois jours après, une autre femme était venue dans le bureau de Shitrit avec son mari et ses deux enfants pour porter plainte après un accident de la route. Le policier lui a demandé de revenir quelques jours plus tard avec certains papiers qu’elle n’avait pas sur elle. Quand elle est revenue avec un de ses enfants, selon l’inculpation, Shitrit a fermé la porte et a commencé à lui dire à quel point elle était sexy et attirante. Elle a répondu qu’elle était marié et avait des enfants, ce à quoi Shitrit aurait répondu « un mari n’est pas un mur. »

La femme a porté plainte auprès du département des enquêtes internes de la police du ministère de la Justice. Le lendemain, elle est revenue et a enregistré Shitrit pendant qu’il lui répétait ses précédentes remarques sur sa beauté. Il lui a dit qu’il n’avait pas pu dormir parce qu’il avait pensé à elle toute la nuit. Il lui a dit avoir rêvé « que je recevais un vrai câlin chaleureux, et un baiser. Je meurs pour ton corps, pour tout », a-t-il continué.

Le procureur a accusé « Gérard Shitrit de harceler sexuellement la plaignante avec ses commentaires sexuels répétés à son égard. C’est un abus d’autorité, prendre avantage de sa position d’autorité et de dépendance de la plaignante auprès de lui en tant que serviteur public. »

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