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250 membres du Jihad islamique en prison en Israël entament une grève de la faim

Les détenus palestiniens exigent l'annulation des mesures prises depuis l'évasion de six détenus en septembre

Un gardien de prison dans une tour de surveillance à la prison de Gilboa, dans le nord d'Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)
Un gardien de prison dans une tour de surveillance à la prison de Gilboa, dans le nord d'Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

Environ 250 prisonniers du Jihad islamique devaient entamer une grève de la faim mercredi pour protester contre les nouvelles politiques israéliennes à l’égard des détenus palestiniens, a annoncé le Club des prisonniers palestiniens.

Depuis que six prisonniers de sécurité palestiniens se sont enfuis de la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, début septembre, le service pénitentiaire israélien a pris un certain nombre de mesures pour tenter de réduire les risques d’une nouvelle évasion.

Ces mesures comprennent la séparation des groupes de prisonniers du Jihad islamique, le transfert de certains d’entre eux vers d’autres prisons ainsi que l’isolement de certains détenus. Les visites familiales ont également été reportées. Les fugitifs – repris depuis – ont également été dispersés dans cinq prisons du pays.

« Il n’y a qu’une seule demande : que la situation redevienne ce qu’elle était avant [l’évasion] », a déclaré Qadura Fares, directeur du Club des prisonniers, au Times of Israël lors d’un appel téléphonique.

Le Club des prisonniers est une organisation palestinienne qui défend les intérêts des Palestiniens dans les prisons israéliennes. Bien que l’organisation ait été soutenue financièrement par l’Autorité palestinienne, Ramallah aurait cessé de financer l’organisme depuis au moins trois ans.

Un porte-parole des services pénitentiaires israéliens a déclaré que les prisons n’ont pas encore vu le début d’une grève de la faim officielle. Normalement, les prisonniers eux-mêmes envoient une lettre à l’administration pénitentiaire pour annoncer leur intention d’entamer une telle grève.

Alors que la grève de la faim va commencer dans les prisons israéliennes, le chef du Jihad islamique, Ziad al-Nakhaleh, a déclaré que le groupe terroriste serait prêt à partir en guerre au nom de ses prisonniers.

« Le Jihad islamique palestinien ne laissera pas ses membres dans les prisons sionistes être des victimes aux mains de l’ennemi. En conséquence, nous nous tiendrons à leurs côtés et les soutiendrons avec tout ce que nous avons, même si cela signifie que nous devons aller à la guerre pour eux », a déclaré al-Nakhaleh.

« Aucun accord ni aucune autre considération ne nous empêchera de le faire », a-t-il ajouté.

La fuite spectaculaire des fugitifs palestiniens a captivé tant les Israéliens que les Palestiniens. Les forces israéliennes ont recapturé les six détenus et les ont ramenés en prison deux semaines plus tard. Ils ont été accusés de s’être échappés de prison, ce qui entraîne une peine supplémentaire maximale de sept ans en vertu de la loi israélienne.

L’un des six fugitifs, Zakaria Zubeidi, arrive pour une audience au tribunal de district de Nazareth, le 11 septembre 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Cinq des six prisonniers – qui étaient tous originaires des environs de la ville de Jénine, en Cisjordanie – appartenaient au Jihad islamique, un petit groupe terroriste islamiste soutenu par l’Iran. Le sixième, Zakaria Zubeidi, membre du Fatah, a orchestré des attaques terroristes pendant la deuxième Intifada en tant que membre des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa.

Cinq autres prisonniers palestiniens, tous originaires de la région de Jénine, ont été accusés d’avoir aidé les fugitifs la semaine dernière. Les cinq prisonniers sont accusés d’avoir monté la garde pour s’assurer que les gardes qui approchaient ne découvraient pas les fouilles dans la cellule. Certains ont également aidé à se débarrasser de la terre extraite du tunnel, selon les procureurs.

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