50 % des Israéliens gagnent un salaire inférieur au revenu imposable
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50 % des Israéliens gagnent un salaire inférieur au revenu imposable

Un rapport du ministère des Finances souligne les grandes inégalités de revenus en Israël

L'immeuble des impôts à Jérusalem (Crédit : Flash 90)
L'immeuble des impôts à Jérusalem (Crédit : Flash 90)

Un rapport du ministère des Finances sur les revenus fiscaux souligne l’existence de nombreuses inégalités dans la société israélienne rapporte Globes.

Ainsi 52,3 % des Israéliens gagnent en dessous du seuil du revenu imposable c’est-à-dire en dessous de 4 905 shekels. Parmi eux 54,5 % sont des salariés et 33,8 % des travailleurs indépendants.

Selon ce même rapport, seulement 20 % des salariés payent 80 % des taxes directes en Israël.

Ce rapport met, également, en lumière l’existence de disparités entre les régions et également entre les sexes.

Ainsi les résidents de Tel Aviv payent 27 % des impôts en Israël alors que Jérusalem, qui est peuplée par le double de personnes, ne payent que 6,8 % des impôts israéliens.

Le rapport indique qu’en 2012 le revenu brut d’un homme était 63 % plus élevé que celui d’une femme.

Enfin, les recettes des taxes sur l’essence ont triplé entre 2000 et 2014, rapporte Globes.

Selon un rapport sur l’état de la Nation (document annuel sur l’économie et la société d’Israël publié en décembre dernier), plus d’un Israélien sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. 

En 2015, 22 % des Israéliens vivaient en dessous du seuil de pauvreté, ce qui signifie qu’un enfant israélien sur trois vit également sous le seuil de pauvreté, selon cette étude.

D’autre part si l’économie israélienne est en forme, elle rencontre de sérieux problèmes de basse productivité, de pauvreté et d’inégalités. Ces problèmes doivent être réglés, exhorte un rapport publié par l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Intitulé « Etude économique d’Israël 2016 », l’étude analyse l’état actuel de l’économie israélienne en détail et conclut : « l’économie a des fondamentaux forts, mais la performance de productivité a été faible, les inégalités de revenus et la pauvreté sont élevées, et le cadre fiscal n’est pas favorable à une croissance inclusive. »

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