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6 Palestiniens auraient été blessés dans de violents affrontements avec l’armée

Le Croissant rouge palestinien affirme qu’il y aurait eu des tirs à balle réelle contre les émeutiers qui manifestaient pour la Journée de la Colère

Des manifestants palestiniens jettent des pierres lors d'affrontements avec des soldats israéliens dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017. Illustration. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Des manifestants palestiniens jettent des pierres lors d'affrontements avec des soldats israéliens dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017. Illustration. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Six Palestiniens ont été blessés vendredi par des tirs à balle réelle au cours d’un certain nombre d’affrontement en Cisjordanie entre les forces de sécurité israéliennes et les émeutiers, a annoncé un porte-parole du Croissant rouge au Times Of Israel.

Ces affrontements ont eu lieu pendant une « journée de la Colère » organisée par les dirigeants Fatah pour montrer leur solidarité aux prisonniers palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes.

Trois personnes ont été blessées dans le village de Nabi Saleh, près de Ramallah. Ils sont actuellement dans un état stable, a ajouté le porte-parole.

De plus, à l’extérieur de Beit Omar, un village près de Hébron, 3 personnes ont été blessées et sont également dans un état stable, a précisé le porte-parole.

Des manifestants palestiniens jettent des pierres dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017, lors d'affrontements avec des soldats israéliens (Crédit : AFP / Hazem Bader)
Des manifestants palestiniens jettent des pierres dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017, lors d’affrontements avec des soldats israéliens (Crédit : AFP / Hazem Bader)

Le porte-parole du Croissant Rouge a ajouté que 8 personnes avaient été soignées pour difficultés à respirer après avoir été exposé à du gaz lacrymogène lors des affrontements à Beta, un village près de la ville de Naplouse.

L’armée a indiqué que près de 2 000 Palestiniens ont participé aux manifestations dans toute la Cisjordanie, dont certaines sont devenues violentes. L’armée a réagi en utilisant des méthodes de dispersions des émeutes. Dans certaines circonstances, cela a inclut des tirs à balle réelle.

Quelque 1 200 détenus sont en grève de la faim depuis 12 jours pour obtenir plusieurs choses comme un meilleur accès aux soins médicaux et des appels téléphoniques.

Les prisonniers, mené par Marwan Barghouthi, qui a été condamné à perpétuité pour les meurtres d’Israéliens qu’il a commis pendant la Seconde Intifada, a lancé la grève de la faim le 17 avril.

Les dirigeants palestiniens ont dénoncé le refus d’Israël de négocier avec les grévistes de la faim, mettant en garde contre une « nouvelle intifada » si l’un d’entre eux mourrait.

Durant neuf jours, le CICR n’a pu avoir accès aux détenus mais « au dixième et au onzième jours, nos équipes, renforcées pour mener toutes ces visites, ont pu rencontrer des centaines de Palestiniens détenus dans deux prisons israéliennes », a indiqué à l’AFP le porte-parole du CICR, Jesus Serrano Redondo. « Le but est de tous les rencontrer dans les jours à venir ».

Le Club palestinien des prisonniers, l’ONG qui fait autorité dans les Territoires sur la question des détenus, a évoqué dans un communiqué des « mauvais traitements » subis par les grévistes de la faim, ainsi que des amendes imposées pour briser le mouvement.

Vendredi, Khaled Meshaal, le chef du groupe terroriste Hamas, a ainsi évoqué « l’impératif d’être unis derrière la cause de nos prisonniers ».

La mobilisation s’organise également sur les réseaux sociaux où stars et anonymes palestiniens et arabes se renvoient le « défi de l’eau et du sel », les deux seuls aliments que les grévistes de la faim ingèrent depuis 12 jours.

La vidéo du chanteur Mohammed Assaf avalant un verre d’eau salée enregistrait ainsi vendredi près de 250 000 vues.

Dans un incident séparé vendredi, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté une Palestinienne en possession de deux couteaux au poste de contrôle de Qalandia au nord de Jérusalem. La suspecte a été emmenée pour être interrogée.

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