815 attaques antisémites graves recensées en 2025 dans le monde, 20 Juifs assassinés – rapport
Le ministère des Affaires de la diaspora a également recensé 124 millions de publications antisémites sur X et plus de 4 000 manifestations anti-Israël au cours de l’année
Pas moins de 815 incidents antisémites graves ont été recensés en 2025, et 20 Juifs ont été assassinés dans le monde, selon un rapport qui a été publié mardi par le ministère des Affaires de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme.
Si le nombre total d’attaques a diminué par rapport à 2024, a déclaré le ministère, sans fournir de détails, le nombre de personnes tuées a, lui, fortement augmenté par rapport à 2024, où le seul meurtre antisémite confirmé a été celui du rabbin Zvi Kogan de Hadab.
Le rapport a également recensé environ 124 millions de publications antisémites sur X, et plus de 4 000 manifestations anti-Israël, dont 365 ont été classées comme présentant un risque élevé ou extrême pour les communautés juives.
Les activités et les discours antisémites ont connu une flambée après que le groupe terroriste palestinien du Hamas a lancé sa guerre contre Israël le 7 octobre 2023. Ces données ont été présentées lors de la Conférence internationale sur la lutte contre l’antisémitisme, organisée à Jérusalem à l’occasion de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Le plus grand nombre d’incidents a été enregistré aux États-Unis (273). Ils sont suivis du Royaume-Uni (121), de l’Australie (45), de la France (44) et du Canada (37), précise le rapport.
Parmi les personnes assassinées, quinze ont été tuées lors de la fusillade terroriste de Hanoucca à Bondi Beach, en décembre ; deux lors d’une attaque le jour de Yom Kippour à Manchester ; deux membres du personnel de l’ambassade israélienne ont été abattus devant le Jewish Museum de Washington, DC, en mai ; et une femme a été tuée lors d’une veillée pro-Israël à Boulder (Colorado), en juin.
Parmi les autres incidents notables recensés en 2025, un touriste israélien a dû être hospitalisé en Grèce après s’être fait mordre une partie de l’oreille par un agresseur pro-palestinien en juillet ; une femme juive âgée a été poignardée dans une épicerie au Canada en août ; une crèche de Sydney a été incendiée en janvier ; un Israélien a été passé à tabac et victime d’une tentative d’enlèvement au Pays de Galles en mars ; et une synagogue de Melbourne a été incendiée alors que 20 personnes s’y trouvaient en juillet.
Le rapport indique qu’il existe une corrélation claire entre les pics de violence et d’incitation à la haine et les évolutions de la situation sécuritaire internationale liées à la guerre d’Israël à Gaza, sans toutefois entrer dans le détail.
Au-delà des attaques physiques, le ministère souligne que l’antisémitisme s’est également aggravé dans l’espace informationnel, avec une augmentation des fake news, des images et vidéos manipulées, ainsi que des récits mensongers diffusés sur les réseaux sociaux et dans le discours international.
« À l’occasion de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, nous devons non seulement nous souvenir, mais aussi agir », a déclaré Amichai Chikli, ministre des Affaires de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme.
« L’antisémitisme n’est pas seulement un problème juif, mais une menace mondiale qui met en danger l’ensemble du monde libre. Ensemble, nous combattrons cet ennemi commun et nous vaincrons. »
Par ailleurs, une enquête publiée mardi par l’UNESCO révèle que 78 % des plus de 2 000 enseignants interrogés en Europe ont été témoins « d’au moins un incident antisémite entre élèves ».
Environ 27 % ont déclaré avoir été témoins de neuf incidents ou plus, tandis que 42 % ont indiqué avoir vu d’autres enseignants adopter un comportement antisémite. Près de la moitié (44 %) ont affirmé avoir vu des élèves faire des gestes nazis ou dessiner ou porter des symboles nazis.







