À cause de la pandémie, 70 000 entreprises israéliennes pourraient fermer
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À cause de la pandémie, 70 000 entreprises israéliennes pourraient fermer

Depuis le début de la pandémie, le nombre de nouvelles entreprises a chuté de 70 %, principalement en raison de l'incertitude économique, selon un rapport de Dun & Bradstreet

Illustration : Un homme passe devant une succursale fermée de la chaîne de mode Castro dans le centre-ville de Jérusalem le 26 avril 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Un homme passe devant une succursale fermée de la chaîne de mode Castro dans le centre-ville de Jérusalem le 26 avril 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le nombre de fermetures d’entreprises en Israël pourrait augmenter de 50 % cette année, et concernera quelque 70 000 sociétés, en raison de la crise du coronavirus, prévoit la firme de données commerciales Dun & Bradstreet dans un rapport sur la pandémie et son impact sur l’économie israélienne.

Pour la première fois depuis dix ans, le nombre de fermetures d’entreprise dépassera celui des créations cette année, avec une contraction nette de 30 000 entreprises, contre une croissance nette de 11 000 nouvelles entreprises en 2019, indique le rapport.

Au cours des dernières années, en moyenne 55 000 nouvelles entreprises ont vu le jour chaque année, contre 40 000 à 45 000 fermetures. En 2019, 56 500 nouvelles sont apparues et 45 500 ont cessé leurs activités.

Depuis le début de la crise, les données montrent que le nombre de nouvelles entreprises a diminué de 70 %, principalement en raison de l’incertitude quant à l’évolution de la situation sur le terrain découlant des restrictions liées au virus.

Des chaises devant un restaurant fermé de Tel Aviv, le 14 avril 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Les entrepreneurs ont beaucoup de mal à prendre des décisions dans un contexte d’incertitude, lorsqu’il n’y a aucune garantie quant aux revenus prévisionnels et que les gens s’attendent à des difficultés de trésorerie », indique le rapport. En outre, le taux de chômage élevé et la baisse de la consommation qui pourraient en découler pourraient rendre moins attrayante l’idée d’ouvrir une nouvelle entreprise à l’heure actuelle.

L’industrie de la mode, qui souffre déjà de la concurrence avec la vente en ligne, souffrira encore plus des restrictions liées au coronavirus. Plus d’un millier de boutiques de mode devraient disparaître en 2020, selon le rapport, soit une augmentation de 33 % par rapport à l’année dernière. En 2019, quelque 750 magasins de mode ont fermé, selon le rapport.

En ce qui concerne les bars, les restaurants et les cafés, le secteur était déjà considéré comme une activité risquée, puisque seulement 60 % d’entre eux survivent plus de deux ans, et 66 % ferment ou changent leur mode de fonctionnement dans les cinq ans. Avant la crise, on comptait quelque 11 500 bars et restaurants et kiosques alimentaires, selon le rapport. On en dénombre 3 000 à 3 500 nouveaux chaque année, tandis que 2 500 à 3 000 établissements ferment leurs portes.

En 2020, en raison de la pandémie, on assistera à une augmentation de 40 % des fermetures d’entreprises dans ce secteur, avec plus de 4 000 restaurants et kiosques de restauration qui devraient disparaître, assortie d’une diminution du nombre de nouvelles ouvertures. Le nombre d’entreprises actives dans ce secteur se contractera donc cette année de quelque 15 à 20 %, selon le rapport.

Sur le marché de l’immobilier, le rapport indique que le coronavirus a créé une pénurie de quelque 50 000 salariés, les travailleurs palestiniens n’étant pas autorisés à entrer en Israël en raison des mesures sanitaires, en plus d’une pénurie de produits comme le ciment, l’aluminium et les carreaux de céramique. Cela a entraîné une baisse de 50 % de la productivité du secteur de la construction et des retards dans la livraison et l’approbation de nouveaux projets.

En raison du taux élevé de chômage, qui, au plus fort de la crise, a atteint 27 %, contre 3,4 % avant la crise, les consommateurs hésitent davantage à acheter une maison. Le secteur est entré dans la crise avec une demande de logements supérieure à l’offre, selon le rapport, et à plus long terme, cette tendance devrait se poursuivre, avec une nouvelle augmentation de la demande.

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